Chapitre 1 : Analyse du compte de résultat

Finance : Chapitre 227 novembre 2025
Practice with this sheet
Create your flashcards, quizzes, and mock exams

Advanced features available in the app

  • Images
  • Mathematical formulas
  • Professional and academic diagrams in the app
Start for free

Chapitre 1 : Analyse du compte de résultat

L’analyse du compte de résultat est une étape clé pour comprendre l’activité et la performance économique d’une entreprise. Elle permet d’évaluer la capacité de l’entreprise à générer un résultat, à créer de la richesse et à dégager des ressources financières. Cette analyse repose sur plusieurs outils, notamment la décomposition du résultat en soldes intermédiaires de gestion (SIG), l’étude du chiffre d’affaires, le partage de la valeur ajoutée, ainsi que le calcul de la capacité d’autofinancement (CAF). Ces éléments sont ensuite interprétés à travers des comparaisons sectorielles ou temporelles pour mieux appréhender la situation de l’entreprise @docChapitre 1.pdf @docChapitre 1.pdf.


1. Analyse de l’activité de l’entreprise

Avant d’évaluer la rentabilité, il est essentiel de comprendre la nature et le niveau de l’activité, car les charges et la structure des coûts varient selon le secteur d’activité.

1.1 Composition du chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires (CA) reflète le volume d’activité et se compose de trois types d’activités, identifiables dans le compte de résultat :

  • Activité de négoce : vente de marchandises
  • Activité industrielle : production vendue de biens
  • Activité de services : production vendue de services

Lorsque plusieurs activités coexistent, il est pertinent de calculer la répartition du CA par activité à l’aide d’un ratio de composition du CA hors taxes (HT). Cela permet de mieux comprendre la contribution de chaque secteur à l’activité globale.

1.2 Évolution du niveau d’activité

L’évolution du résultat est liée à celle du CA. L’entreprise peut connaître différentes phases : stabilité, croissance ou décroissance. Le taux de croissance du CA HT est un indicateur clé pour suivre cette évolution et orienter les choix de gestion.


2. Les soldes intermédiaires de gestion (SIG)

Les SIG décomposent le compte de résultat en plusieurs niveaux, permettant d’analyser chaque étape de la création de valeur et d’identifier les leviers d’amélioration de la rentabilité :

  • Marge commerciale : différence entre ventes de marchandises et coût d’achat des marchandises vendues.
  • Valeur ajoutée (VA) : richesse créée par l’entreprise après consommation intermédiaire.

Définitions clés :

  • Valeur ajoutée : "Partage de valeur ajoutée. Si la valeur ajoutée est suffisante pour rémunérer les salariés et les impôts et taxes d'exploitation, il existe un excédent brut d'exploitation."
  • EBE : "L'EBE est la richesse potentielle de trésorerie créée par l'entreprise sur son exploitation au sens strict (cycle d'exploitation)."
  • Excédent brut d’exploitation (EBE) : richesse potentielle de trésorerie générée par l’exploitation courante.
  • Résultat d’exploitation : résultat lié à l’activité courante, intégrant les charges et produits d’exploitation.
  • Résultat courant avant impôt (RCAI) : résultat incluant les charges et produits financiers.
  • Résultat exceptionnel : lié à des événements non récurrents.
  • Résultat net : résultat final après impôts et participations.

Chaque SIG correspond à un niveau d’analyse économique précis, permettant de cibler les actions pour améliorer la performance @docChapitre 1.pdf.

[Diagramme]


3. Partage de la valeur ajoutée

La valeur ajoutée représente la richesse créée par l’entreprise. Son analyse permet d’étudier comment cette richesse est répartie entre les différents partenaires économiques :

  • Salariés : rémunération sous forme de salaires et charges sociales.
  • État : impôts et taxes.
  • Prêteurs : intérêts versés sur les emprunts.
  • Actionnaires : dividendes distribués.

Si la valeur ajoutée couvre ces rémunérations, il reste un excédent brut d’exploitation, indicateur de la richesse potentielle de trésorerie générée par l’activité courante. Cette analyse est essentielle pour comprendre la répartition des richesses et les marges de manœuvre de l’entreprise.


4. Capacité d’autofinancement (CAF)

Le résultat comptable ne reflète pas toujours la richesse réellement créée en trésorerie, car il inclut des éléments non monétaires tels que les dotations aux amortissements ou les reprises. La capacité d’autofinancement (CAF) complète l’analyse des SIG en mesurant la richesse annuelle générée par l’activité courante, utile pour évaluer la trésorerie disponible @docChapitre 1.pdf @docChapitre 1.pdf.

4.1 Définition et rôle de la CAF

La CAF représente la richesse potentielle de trésorerie dégagée par l’entreprise au cours d’un exercice, issue des opérations de gestion courante. Contrairement au résultat net, elle ne prend en compte que les produits encaissables et les charges décaissables, excluant les éléments sans impact immédiat sur la trésorerie comme les dotations aux amortissements ou les reprises.

Elle est dite « potentielle » car elle ne reflète pas nécessairement la trésorerie réellement encaissée ou décaissée, en raison des délais de règlement entre la comptabilisation et l’encaissement/décaissement effectif. De plus, les produits et charges liés aux cessions d’immobilisations sont exclus du calcul, car ils ne relèvent pas de l’activité courante.

La CAF joue trois rôles essentiels dans l’entreprise :

  • Autofinancer les investissements
  • Rembourser les emprunts
  • Distribuer des dividendes

Elle est donc un indicateur clé pour l’analyste financier, renseignant sur les liquidités potentielles dégagées par l’activité courante, indépendamment des opérations non décaissables ou non encaissables @docChapitre 1.pdf.

4.2 Calcul de la CAF

La CAF peut être calculée selon deux méthodes principales :

  • À partir de l’excédent brut d’exploitation (EBE) : on ajuste l’EBE en ajoutant ou soustrayant les autres produits et charges d’exploitation, financiers et exceptionnels, ainsi que l’impôt sur les sociétés et les participations.
  • À partir du résultat net : on part du résultat net auquel on ajoute les dotations aux amortissements et provisions, on retranche les reprises, puis on ajuste avec les variations de charges et produits calculés.

[Diagramme]


Conclusion : Points clés à retenir

  • L’analyse du compte de résultat permet de comprendre la performance économique et financière d’une entreprise à travers l’étude du chiffre d’affaires, des SIG, du partage de la valeur ajoutée et de la capacité d’autofinancement.
  • Le chiffre d’affaires renseigne sur la nature et le volume d’activité, essentiels pour contextualiser l’analyse.
  • Les soldes intermédiaires de gestion décomposent le résultat en étapes, facilitant l’identification des leviers d’amélioration.
  • La valeur ajoutée mesure la richesse créée et son partage entre salariés, État, prêteurs et actionnaires.
  • La capacité d’autofinancement, indicateur clé de la trésorerie potentielle, complète l’analyse en distinguant la richesse comptable de la richesse réellement disponible pour financer les besoins de l’entreprise.
  • Ces outils, combinés à une analyse comparative dans le temps ou par secteur, offrent une vision complète et précise de la santé financière de l’entreprise.

Cette approche méthodique est indispensable pour toute prise de décision stratégique ou financière @docChapitre 1.pdf @docChapitre 1.pdf.

Agent CTA Background

Transform your learning experience

Get started nowJoin thousands of students who have already transformed their learning