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La croissance économique est un concept central en économie, désignant l’augmentation soutenue et durable des richesses créées dans un pays ou une zone économique. Elle se mesure principalement par la variation en volume du Produit Intérieur Brut (PIB) sur une longue période, généralement au moins dix ans. Ce phénomène est quantitatif, positif et de long terme, ce qui le distingue d’autres notions proches mais différentes, telles que le trend, l’expansion, le développement ou le progrès économique.
Comprendre la croissance économique nécessite également d’intégrer les enjeux contemporains liés au développement durable, qui questionnent la soutenabilité écologique et sociale de cette croissance. Cette fiche propose une synthèse claire et structurée de ces notions, des mesures du PIB aux défis environnementaux actuels.
La croissance économique correspond à l’augmentation soutenue du PIB en volume, c’est-à-dire la richesse produite corrigée de l’inflation, sur une période longue. Elle est toujours positive, contrairement au trend qui peut être négatif ou constant. Par ailleurs :
Ces distinctions sont essentielles pour bien situer la croissance dans un cadre plus large d’analyse économique @docPARTIE 1 _ CHAP 1.docx.
Plusieurs facteurs expliquent la croissance économique :
Ces facteurs ne se combinent pas de manière homogène à l’échelle mondiale, ce qui explique les disparités de croissance entre pays @docPARTIE 1 _ CHAP 1.docx.
La croissance peut se décliner selon plusieurs critères :
Le PIB est l’indicateur central pour mesurer la croissance économique. Il peut être calculé selon trois approches complémentaires :
[Formule mathématique]
où :
Cette formule exprime la somme des emplois finaux de la production @docPARTIE 1 _ CHAP 1.docx.
Le PIB correspond à la somme des valeurs ajoutées brutes des entreprises, augmentée des impôts liés à la production (comme la TVA) et des droits de douane, moins les subventions sur les produits.
Le PIB peut aussi être calculé par la somme des revenus perçus par les différents secteurs institutionnels durant l’année : salaires, profits, revenus mixtes, etc.
Plusieurs économistes ont marqué la réflexion sur la croissance :
Clark : théorie des trois secteurs, décrivant la transition progressive de la population active du secteur primaire (agriculture) vers le secondaire (industrie), puis vers le tertiaire (services). Cette évolution reflète les transformations économiques liées à la croissance @docPARTIE 1 _ CHAP 1.docx.
Kouznets : analyse la relation entre croissance et inégalités.
Carré, Duvoie et Malinvaud : attribuent environ un tiers de la croissance à l’effet du progrès technique.
Angus Maddison : spécialiste de l’histoire économique, il étudie la croissance à long terme.
Le concept de développement durable est apparu en 1987, en réponse aux limites de la croissance intensive industrielle des années 1960, qui engendrait pollution et dégradation environnementale. Le Club de Rome, fondé en 1958, a alerté sur les risques liés à une croissance illimitée, notamment dans le rapport de Meadows et al. (1972), qui prévoyait une explosion démographique, une pénurie de ressources et une pollution majeure à l’horizon 2010-2015.
Si certaines prévisions se sont avérées erronées, la pollution et le réchauffement climatique sont aujourd’hui des réalités avérées. Ce rapport a cependant été critiqué pour son raisonnement à technologie constante @docPARTIE 1 _ CHAP 1.docx.
Le rapport Brundtland (1987) a formalisé la définition du développement durable comme « répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre ceux des générations futures », reposant sur trois piliers fondamentaux :
Depuis les années 1970, plusieurs conférences internationales ont structuré la prise de conscience écologique :
Les sommets de la Terre ont tenté de coordonner une réponse globale :
Le sommet de la Terre de Paris, tenu en décembre 2015, marque un moment crucial dans la lutte contre le changement climatique. Les États se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre afin de limiter l'augmentation de la température mondiale à moins de 2°C d'ici la fin du siècle. Cet objectif vise à prévenir des perturbations climatiques majeures susceptibles d'affecter gravement les écosystèmes et les sociétés humaines.
Cependant, cet engagement reste non contraignant, ce qui signifie que les États ne sont pas légalement obligés de respecter ces réductions. En conséquence, les projections indiquent que le réchauffement pourrait dépasser cet objectif, atteignant plutôt une hausse de 3 à 4 degrés, avec des conséquences potentiellement catastrophiques.
Cette situation souligne l'urgence d'une transition écologique à l'échelle mondiale, impliquant une transformation profonde des modes de production, de consommation et de gestion des ressources naturelles. La nécessité d'agir rapidement et collectivement est donc impérative pour limiter les impacts du changement climatique et assurer un avenir durable pour les générations futures @docPARTIE 1 _ CHAP 1.docx @docPARTIE 1 _ CHAP 1.docx.
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Cette fiche synthétise les notions fondamentales pour comprendre la croissance économique et ses enjeux actuels, indispensables pour tout étudiant en droit souhaitant appréhender les interactions entre économie, société et environnement @docPARTIE 1 _ CHAP 1.docx @docPARTIE 1 _ CHAP 1.docx @docPARTIE 1 _ CHAP 1.docx.
