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Nationalité : Lien juridique qui rattache une personne à un État, lui conférant des droits et devoirs juridiques.
Citoyenneté : Dimension politique de la nationalité, donnant le droit d’exercer pleinement droits civils et politiques.
Nationaux vs Étrangers : Les nationaux ont la nationalité française, les étrangers en sont dépourvus et subissent diverses restrictions (travail, droits politiques…).
Souveraineté étatique : Chaque État détermine qui relève de sa nationalité (ex. Convention Européenne des droits de l’homme).
Critères d’attribution :
Évolution historique :
Article 18 du Code civil : « Est français l’enfant dont l’un des parents est français », sous condition d’établissement de la filiation avant la majorité.
Adoption plénière = rupture des liens familiaux d’origine + acquisition de la nationalité des parents adoptifs automatiquement.
Adoption simple = maintien du lien d’origine.
La naissance seule ne suffit pas obligatoirement.
Attribution possible si :
Automatique à 18 ans si :
Par déclaration à partir de 13/16 ans sous conditions similaires.
Art. 22-1 : Si un parent acquiert la nationalité française, l’enfant mineur résidant avec lui devient français.
Art. 21-2 Code civil
Conditions cumulatives :
Cas d’individu établi à l’étranger depuis plusieurs générations, sans possession d’état français.
Comportement assimilé à un étranger : possible renonciation automatique (article 23-7).
En cas de condamnation pour crime contre intérêts fondamentaux de la nation ou terrorisme (article 25).
Pas de déchéance pour Français de naissance.
Protection accordée à une personne persécutée dans son pays d’origine, lui permettant de bénéficier de la protection internationale.
Trois types de protection :
Article 1er A §2 de la Convention de Genève 1951 :
Réfugié : personne craignant avec raison d’être persécutée en raison de sa race, religion, nationalité, appartenance à un groupe social ou opinions politiques.
Persécution individuelle patente
Persécutions réelles, graves et actuelles
Absence de protection de l’État d’origine
| Motif | Description | Exemple CNDA |
|---|---|---|
| Race / origine ethnique | Extermination ou discrimination liée à une ethnie | Épuration ethnique des Roms (2009) |
| Religion | Persécutions pour conversion ou croyance | Iranienne convertie au christianisme (2018) |
| Groupe social | Regroupe caractéristiques fondamentales (ex. homosexualité) | Femmes afghanes résistantes aux discriminations (2024) |
| Opinion politique | Dissidence clairement manifestée et connue | Militant politique gabonais persécuté (2018) |
Ne bénéficient pas du droit d’asile ceux ayant commis :
Crimes contre paix, humanité, guerre
Crimes graves de droit commun
Actes contraires aux buts de l’ONU
M. G, Burkinabé, persécuté pour son homosexualité, accepte la protection française.
Protection complémentaire pour personnes ne remplissant pas les critères du réfugié, mais exposées à un risque grave.
Basée sur l’article 3 CESDH : interdit la torture, traitements inhumains.
Ne pas remplir conditions du statut de réfugié
Risque réel de subir :
Peine de mort ou exécution arbitraire.
Torture ou traitements inhumains/dégradants.
Menaces graves et généralisées liées à un conflit armé.
Mme S, Somalienne, rejetée comme réfugiée, obtenue protection subsidiaire pour risque execution religieuse (2018).
M. A, Bangladais, exclus de la protection malgré risque de mort car auteurs de crime grave (2017).
Réfugiés : carte de résident 10 ans.
Protections subsidiaires : carte de séjour 4 ans renouvelable.
Protection étendue aux enfants mineurs, conjoint.
Possibilité de réunification familiale si famille à l’étranger.
(Non développé dans ces notes, il complète les protections relatives au séjour, au travail, et aux droits fondamentaux des étrangers en France.)
[Diagramme]
Le droit de la nationalité relève de la souveraineté de l’État, encadré par le droit international pour éviter apatridie et discrimination.
L’asile protège contre les persécutions spécifiques mais exclut les criminels graves.
La protection subsidiaire est un filet de sécurité pour les personnes exposées à des risques graves sans être réfugiés strictement.
Le régime français conjugue rigorisme et protection humanitaire, contrôlé par juridictions (OFPRA, CNDA, CEDH).
Soit [Formule] la probabilité que la personne soit admissible à l’asile, alors :
[Formule mathématique]
avec
[Formule]: Persécution individuelle manifeste,
[Formule]: Gravité réelle et actuelle des faits,
[Formule]: Défaut de protection de l’État d’origine.
