Physiologie de l’effort

Physiologie de l’effortNiveau : intermediate26 novembre 2025
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Fiche de Révision : Physiologie de l’Effort


Introduction

La physiologie de l’effort étudie les adaptations fonctionnelles de l’organisme lors d’une activité physique. Elle permet de comprendre comment le corps humain répond à une demande énergétique accrue, en mobilisant différents systèmes (cardiovasculaire, respiratoire, musculaire, hormonal) pour maintenir l’homéostasie et optimiser la performance.


1. Les Bases de l’Effort Physique

1.1 Définitions clés

  • Effort physique : toute activité musculaire volontaire nécessitant une dépense énergétique accrue.
  • Charge d’entraînement : intensité, durée et fréquence de l’exercice.
  • Performance : capacité à réaliser une tâche physique optimale.

1.2 Types d’effort

  • Effort aérobie : exercice de faible à moyenne intensité, prolongé, utilisant principalement le métabolisme oxydatif.
  • Effort anaérobie : exercice court et intense, reposant sur la production d’énergie sans oxygène (glycolyse anaérobie).

2. Les Sources d’Énergie et Métabolisme lors de l’Effort

2.1 Métabolisme énergétique

L’effort nécessite de l’énergie sous forme d’ATP (adénosine triphosphate).

  • ATP-CP (phosphagène) : source immédiate d’énergie, utilisée pour les efforts très courts (quelques secondes).
  • Glycolyse anaérobie : dégradation rapide du glucose en absence d’oxygène, produisant de l’ATP et de l’acide lactique.
  • Métabolisme aérobie : dégradation complète des substrats énergétiques (glucides, lipides, protéines) en présence d’oxygène, permettant une production prolongée d’ATP.

2.2 Équations principales

  • Phosphagène : [Formule mathématique]
  • Glycolyse anaérobie : [Formule mathématique]
  • Métabolisme aérobie (exemple glucose) : [Formule mathématique]

2.3 Transition entre métabolismes

L’intensité de l’effort détermine la contribution relative des filières énergétiques. Par exemple, lors d’un sprint, la phosphagène et glycolyse anaérobie dominent, tandis qu’un marathon repose essentiellement sur le métabolisme aérobie.


3. Réponses Cardiovasculaires à l’Effort

3.1 Augmentation du débit cardiaque

Le débit cardiaque ([Formule]) est la quantité de sang éjectée par le cœur par minute, calculé par :

[Formule mathématique]

  • À l’effort, la fréquence cardiaque (FC) augmente pour répondre à la demande en oxygène.
  • Le volume d’éjection systolique (VES) augmente aussi mais plafonne à un certain niveau.

3.2 Redistribution du flux sanguin

Le sang est détourné des organes non essentiels (système digestif, reins) vers les muscles actifs, la peau (thermorégulation) et le cœur.

3.3 Pression artérielle

  • La pression systolique augmente avec l’effort.
  • La pression diastolique reste stable ou diminue légèrement.

4. Adaptations Respiratoires

4.1 Augmentation de la ventilation pulmonaire

La ventilation ([Formule]) est le volume d’air inspiré et expiré par minute, calculé par :

[Formule mathématique]

  • Pendant l’effort, la fréquence respiratoire et le volume courant augmentent pour accroître l’apport en oxygène et l’élimination du dioxyde de carbone.

4.2 Échanges gazeux

La pression partielle d’oxygène ([Formule]) et de dioxyde de carbone ([Formule]) dans le sang est régulée pour optimiser la diffusion de ces gaz au niveau des alvéoles.

4.3 Courbe de dissociation de l’hémoglobine

  • L’hémoglobine libère plus facilement l’oxygène aux tissus actifs grâce à l’effet Bohr (pH plus faible, température plus élevée).

5. Réponses Musculaires à l’Effort

5.1 Types de fibres musculaires

  • Fibres de type I (lentes) : riches en mitochondries, résistantes à la fatigue, adaptées aux efforts aérobiques.
  • Fibres de type II (rapides) : subdivisées en IIa (intermédiaires) et IIb (anaérobies rapides), adaptées aux efforts intenses et courts.

5.2 Contraction musculaire

L’augmentation de la demande énergétique active la contraction musculaire via la libération de calcium et l’utilisation d’ATP.

5.3 Production de chaleur

L’effort génère de la chaleur due à l’activité métabolique, nécessitant une thermorégulation active.


6. Régulation Hormonale et Neurophysiologique

6.1 Système nerveux sympathique

Activation lors de l’effort, entraînant :

  • Augmentation de la FC.
  • Dilatation des bronches.
  • Libération d’adrénaline.

6.2 Hormones mobilisées

  • Adrénaline et noradrénaline : augmentent la lipolyse, la glycogénolyse et la fréquence cardiaque.
  • Cortisol : intervient lors d’efforts prolongés, favorisant la néoglucogenèse.
  • Insuline et glucagon : régulent la glycémie.

7. Fatigue et Limitations de l’Effort

7.1 Fatigue musculaire

  • Fatigue centrale : diminution de la commande nerveuse.
  • Fatigue périphérique : accumulation d’acide lactique, épuisement des réserves d’ATP et glycogène.

7.2 Accumulation d’acide lactique

Cause une acidification du milieu musculaire, limitant la contraction.

7.3 Déshydratation et thermorégulation

La perte excessive d’eau par sudation peut entraîner une baisse de performance.


8. Exemple Concret : Course de 10 km

  • Phase initiale : prédominance du métabolisme aérobie, augmentation progressive du débit cardiaque et ventilation.
  • Phase intermédiaire : maintien d’un effort modéré, utilisation optimale des réserves lipidiques et glucidiques.
  • Phase finale : possible recours au métabolisme anaérobie si intensité élevée, apparition de fatigue, augmentation de la fréquence cardiaque et ventilation maximale.

Synthèse : Schéma des Adaptations à l’Effort

[Diagramme]


Conclusion

La physiologie de l’effort traduit la capacité de l’organisme à s’adapter rapidement et efficacement à une sollicitation musculaire accrue. Ces adaptations impliquent un travail coordonné entre les systèmes cardiovasculaire, respiratoire, musculaire et endocrinien, permettant de fournir l’énergie nécessaire, d’assurer l’oxygénation des tissus et de réguler les fonctions vitales. Comprendre ces mécanismes est fondamental pour optimiser la performance sportive et prévenir les troubles liés à l’effort.


Citation importante :
"L’effort physique est un défi permanent à l’homéostasie, mobilisant l’ensemble des systèmes physiologiques pour répondre à la demande énergétique."


Références pour approfondir

  • Guyton, A.C., Hall, J.E. Traité de physiologie médicale, 13e édition, 2016.
  • McArdle, W.D., Katch, F.I., Katch, V.L. Physiology of Exercise, 7th Edition, 2014.
  • Kenney, W.L., Wilmore, J., Costill, D. Physiology of Sport and Exercise, 6th Edition, 2015.

Fin de la fiche de révision

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