La Terreur (1793-1794)

Révolutions et Empire NapoléonienNiveau : intermediate13 octobre 2025
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Fiche de Révision : La Terreur (1793-1794)


Introduction

La Terreur est une période clé de la Révolution française, qui s’étend de septembre 1793 à juillet 1794. Elle se caractérise par une lutte intense contre les ennemis perçus de la Révolution, au prix de mesures répressives très sévères. Ce moment historique est marqué par un régime politique autoritaire, des procès expéditifs, des exécutions en masse, et un climat de peur généralisée. Comprendre la Terreur, c’est saisir comment la République révolutionnaire a tenté de se consolider face à des menaces internes et externes.


Contexte historique

  • 1789 : Prise de la Bastille, début de la Révolution française.
  • 1792 : Proclamation de la Première République.
  • 1793 : Exécution de Louis XVI (janvier), début de la Guerre de la Vendée, et montée des tensions internes et externes.
  • Septembre 1793 : Instauration formelle de la Terreur.

La République est alors en guerre contre des monarchies européennes (coalition anti-révolutionnaire) et doit faire face à des soulèvements internes (guerre civile, révoltes royalistes).


Définition de La Terreur

La Terreur désigne la période durant laquelle le gouvernement révolutionnaire utilise la violence étatique pour réprimer les opposants à la Révolution, justifiant ces mesures par la nécessité de sauver la République.

C’est une politique exécutée principalement sous la lourde influence du Comité de Salut Public, dirigé à cette époque par Maximilien Robespierre.


Les acteurs principaux

ActeurRôle et Fonction
Comité de Salut PublicOrgane exécutif chargé de la direction politique et militaire, centralise le pouvoir.
Maximilien RobespierreLeader influent et figure emblématique, théoricien de la Terreur "vertueuse".
Comité de sûreté généraleResponsable de la police politique et de la répression interne.
Tribunal révolutionnaireTribunal chargé de juger et condamner les « ennemis de la Révolution ».

Les mesures clés de la Terreur

  • Lois exceptionnelles :
    • La Loi des suspects (17 septembre 1793) permet d’arrêter toute personne soupçonnée d’être ennemie de la Révolution.
    • La Loi du Maximum fixe des prix pour lutter contre la spéculation.
  • Procès expéditifs :
    • Les accusés n’ont souvent pas de défense sérieuse.
    • Conduisent majoritairement à la guillotine.
  • Répression massive :
    • Arrestations et exécutions en masse.
    • Environ 17 000 exécutés officiellement, 300 000 suspects arrêtés.
  • La guillotine : symbole de la justice révolutionnaire, utilisé pour être rapide et égalitaire.

Objectifs de La Terreur

  • Assurer la survie de la République face aux menaces extérieures (guerres) et intérieures (contre-révolutionnaires).
  • Imposer la discipline révolutionnaire et le respect des idéaux républicains.
  • Purger la société des ennemis politiques réels ou supposés.
  • Inspirer la peur comme moyen de maintenir l’ordre.

La Terreur dans la pratique : exemples concrets

  • Exécution de Louis XVI (21 janvier 1793) : acte symbolique, point de non-retour.
  • La répression en Vendée : insurrection royaliste sévèrement réprimée.
  • Le procès et l'exécution de Georges Danton (avril 1794) : ancien révolutionnaire tombé en disgrâce.
  • Le combat contre les Girondins : groupes politiques modérés éliminés politiquement ou physiquement.

Fin de la Terreur : La chute de Robespierre

  • Juillet 1794 : Robespierre est arrêté et guillotiné lors de ce qu’on appelle la chute de Thermidor (27 juillet 1794).
  • Cette fin marque un retour progressif à une période plus modérée, dite du Directoire.

Conséquences et bilan

Positives

  • La Terreur a permis de sauver temporairement la République face aux agressions et à la division interne.
  • Mise en place durable des institutions républicaines.

Négatives

  • Grande instabilité politique.
  • Répression massive et justice expéditive.
  • Génération d’un climat de peur et de méfiance.
  • Critiquée pour son extrémisme et ses abus.

Synthèse graphique - Chronologie simplifiée

[Diagramme]


Diagramme résumé - Relations et pouvoirs durant la Terreur

[Diagramme]

Ce diagramme illustre la concentration du pouvoir entre la Convention et le Comité, et la manière dont Robespierre influence les actions répressives.


Vocabulaire clé

TermeDéfinition
TerreurPolitique de répression extrême pour éliminer les ennemis de la Révolution.
Comité de Salut PublicOrgane exécutif dominant, chargé de diriger la Révolution et la guerre.
Loi des suspectsLoi qui autorise l’arrestation de tout individu jugé suspect d’opposition.
Tribunal révolutionnaireTribunal politique chargé de juger rapidement les ennemis de la Révolution.
GuillotineInstrument de décapitation, symbole de la justice égalitaire révolutionnaire.
ThermidorMois du calendrier révolutionnaire où Robespierre est renversé, marquant la fin de la Terreur.

Conclusion

La Terreur (1793-1794) illustre la radicalisation de la Révolution française dans un contexte de crise politique, militaire et sociale. Dirigée par Robespierre et le Comité de Salut Public, elle instaure un régime de répression qui cherche à sauver la République par la peur et la violence. Si la Terreur réussit à contenir les menaces immédiates, elle laisse aussi un héritage controversé mêlant terreur, justice expéditive et abus de pouvoir. Sa chute en 1794 ouvre la voie à une phase moins extrême de la Révolution, marquant ainsi une étape essentielle dans l’histoire de France.


Bonnes révisions !

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