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Niveau intermédiaire
La pratique médicale s’inscrit dans un cadre rigoureux où se conjuguent la législation, l’éthique et la déontologie. Ces trois piliers visent à garantir la protection des patients, le respect des droits humains, ainsi que la qualité et la responsabilité des soins. Cette fiche détaille ces notions essentielles, en montrant leurs interactions et applications concrètes dans le domaine médical.
La législation médicale désigne l’ensemble des lois, règlements et normes juridiques encadrant la pratique de la médecine. Elle fixe les conditions d’exercice, les droits des patients, ainsi que les sanctions en cas de manquements.
| Domaine | Exemple de loi ou code | Contenu essentiel |
|---|---|---|
| Droit des patients | Loi Kouchner (2002) | Droits à l’information, au consentement, au dossier médical |
| Exercice médical | Code de la santé publique | Conditions d’inscription à l’Ordre, règles d’éthique médicale |
| Secret professionnel | Code pénal, article 226-13 | Obligation de confidentialité |
| Responsabilité civile | Code civil, articles 1240-1241 | Réparation en cas de faute médicale |
L’éthique médicale est la réflexion philosophique sur les valeurs et principes qui guident la conduite du médecin, visant à définir ce qui est « juste » ou « bon » dans la relation de soins.
La déontologie médicale est l’ensemble des règles professionnelles et morales que doivent observer les médecins. Elle est codifiée dans le Code de déontologie médicale.
Ces trois notions sont complémentaires et interdépendantes :
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Explication : La législation et l’éthique nourrissent la déontologie qui à son tour guide la pratique médicale.
Le médecin doit informer clairement le patient des bénéfices, risques et alternatives avant un acte médical. Le consentement doit être :
Conséquence légale : un soin sans consentement peut être considéré comme une atteinte à l’intégrité physique (violence).
Le médecin doit garder confidentielle toute information concernant le patient, sauf exceptions prévues par la loi (déclaration obligatoire de certaines maladies contagieuses).
Conséquence déontologique : sanction disciplinaire par l’Ordre des médecins en cas de violation.
La loi Léonetti-Claeys (2016) régule les droits du patient en fin de vie, notamment le droit à la sédation profonde et continue, tout en interdisant l’euthanasie active.
| Concept | Définition clé | Exemples pratiques | Objectif principal |
|---|---|---|---|
| Législation | Ensemble des règles juridiques | Loi Kouchner, secret professionnel | Protéger les droits et organiser la profession |
| Éthique | Réflexion morale sur la pratique | Respect du consentement | Guider la conduite médicale juste |
| Déontologie | Code moral et professionnel des médecins | Secret professionnel, devoir de conseil | Garantir une relation de confiance |
La responsabilité peut être :
Lorsqu’un dilemme moral survient, le médecin peut consulter :
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La pratique médicale repose sur la conjugaison de la législation, de l’éthique et de la déontologie. Chaque médecin est responsable de respecter ces trois dimensions pour assurer des soins respectueux de la dignité humaine et conformes aux exigences légales. La connaissance et l’application de ces principes constituent un socle indispensable à une médecine humaine, juste et sûre.
Cette fiche vous permettra de consolider votre compréhension de ces fondements essentiels et de les appliquer dans votre future pratique médicale.
