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La valeur en finance repose sur le rôle central des marchés financiers et de l’information financière, enrichie par les apports de la finance comportementale et de la neuroéconomie. Ces marchés sont essentiels au financement de l’économie mondiale, qui connaît une évolution avec la montée en puissance des places émergentes comme la Chine ou l’Inde. Parallèlement, les exigences en matière d’information financière se sont accrues, renforçant la transparence et la confiance des investisseurs @docCours_compressed.pdf.
Les marchés financiers assurent la mise en relation de l’offre et de la demande de capitaux, ainsi que la gestion des risques. Ils se divisent en deux grandes catégories :
Le marché primaire est le lieu d’émission des titres (introductions en Bourse, émissions obligataires), tandis que le marché secondaire permet la revente des titres, assurant la liquidité des actifs et déterminant la capitalisation boursière, c’est-à-dire la valeur de marché des capitaux propres. Ces marchés jouent aussi un rôle fondamental dans la mesure de la valeur des actifs financiers, selon l’hypothèse d’efficience informationnelle, et facilitent la mutation du système productif par le transfert de propriété. Les marchés dérivés permettent quant à eux le transfert des risques entre agents économiques @docCours_compressed.pdf.
Les marchés financiers peuvent être :
Par exemple, Euronext est une entreprise de marché réglementé qui gère la cotation des titres, la compensation des transactions via LCH Clearnet, la diffusion de l’information et la promotion du marché. Euronext propose plusieurs compartiments adaptés aux grandes entreprises, PME et start-up.
La microstructure des marchés repose sur la liquidité des titres, la gestion des ordres de Bourse, et la confrontation de l’offre et la demande via un carnet d’ordres. Les indices boursiers, tels que le CAC40, reflètent l’évolution des marchés et des secteurs, en regroupant les valeurs les plus échangées @docCours_compressed.pdf.
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L’information financière réglementée se divise en trois catégories :
Les destinataires de cette information sont variés : investisseurs institutionnels, investisseurs individuels, actionnaires salariés, analystes financiers, presse économique, clients et fournisseurs @docCours_compressed.pdf.
Ce paradigme repose sur quatre hypothèses fondamentales :
Selon Eugène Fama, trois niveaux d’efficience des marchés existent :
En pratique, l’efficience semi-forte est la plus pertinente, tandis que l’efficience forte est rarement observée @docCours_compressed.pdf @docCours_compressed.pdf.
Plusieurs anomalies majeures remettent en question l’hypothèse d’efficience :
La finance comportementale complète la théorie classique en s’appuyant sur la psychologie pour expliquer les anomalies observées. Elle met en lumière plusieurs biais cognitifs qui influencent les décisions financières :
Ces biais expliquent des phénomènes comme les surréactions ou sous-réactions des marchés, contribuant ainsi à la volatilité et aux bulles @docCours_compressed.pdf.
Une autre approche propose que les marchés ne sont pas purement aléatoires mais présentent une mémoire et des tendances persistantes. Les prix passés influencent les prix futurs, ce qui contredit l’hypothèse d’efficience stricte.
L’hypothèse de cohérence tente de concilier ces approches en combinant :
Née à la fin des années 1990 aux États-Unis et introduite en France vers 2005, la neuroéconomie intègre psychologie, économie et neurosciences pour mieux comprendre les comportements financiers, notamment en période de crise.
Contrairement aux théories classiques qui supposent une rationalité pure, la neuroéconomie souligne le rôle crucial des émotions et des hormones dans les décisions économiques.
Un exemple clé est le jeu de l’ultimatum, qui montre que les individus refusent parfois des offres d’argent jugées inéquitables, même au prix d’un gain perdu. Cela illustre que l’appât du gain ne suffit pas à expliquer les comportements humains, mettant en avant l’importance des facteurs émotionnels.
Par ailleurs, des études ont montré des corrélations entre certaines hormones chez les traders et la volatilité des marchés, suggérant que les fluctuations financières peuvent être influencées par des réactions biologiques. Ces découvertes offrent des pistes pour mieux comprendre des crises comme celles liées aux scandales Madoff ou Kerviel.
Les institutions financières manifestent un intérêt croissant pour la neuroéconomie, sollicitant ses experts pour améliorer la confiance client et affiner le recrutement des traders, en cherchant un équilibre entre prise de risque et maîtrise émotionnelle. Comme le souligne Thami Kabbaj, ancien trader, il est impossible d’éliminer l’influence des émotions, mais il est possible de développer des outils prenant en compte cette dimension humaine .
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Cette synthèse montre l’importance d’une approche multidimensionnelle pour appréhender la valeur en finance, combinant théorie économique, psychologie, neurosciences et organisation des marchés @docCours_compressed.pdf @docCours_compressed.pdf .
