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Le cycle de Krebs, également appelé cycle de l'acide citrique ou TCA (Tricarboxylic Acid cycle), est une voie métabolique centrale dans la production d'énergie cellulaire. Il se déroule dans la mitochondrie, un organite d'origine bactérienne occupant environ 25 % du volume cytosolique des hépatocytes et des cellules musculaires. Ce cycle ne se limite pas à la production d'ATP, mais constitue un carrefour métabolique essentiel pour la gestion des glucides, lipides et protéines, ainsi que pour la synthèse de composés cellulaires comme les bases de l'ADN, les porphyrines et l'hème .
Le cycle de Krebs utilise comme carburant principal l'acétyl-CoA, une molécule à deux carbones qui se condense avec l'acide oxaloacétique (4 carbones) pour former le citrate (6 carbones). Ce cycle entraîne la libération de deux molécules de CO2 et la production de coenzymes réduits NADH et FADH2, qui sont essentiels pour la phosphorylation oxydative. En conditions de pléthore énergétique (excès d'ATP et NADH), le cycle est freiné, ce qui favorise la sortie d'acétyl-CoA hors de la mitochondrie sous forme de citrate, initiant ainsi la lipogenèse à partir du glucose. Ce mécanisme illustre le principe que "les graisses brûlent à la mèche des sucres" .
Le cycle de Krebs est constitué d'un ensemble de réactions largement réversibles, ce qui permet son remplissage et sa vidange en intermédiaires selon les besoins cellulaires. Ces réactions anaplerotiques compensent la perte d'intermédiaires qui peuvent être détournés vers d'autres voies métaboliques, notamment pour la biosynthèse de membranes, d'ADN, de protéines et d'autres composants cellulaires. Par exemple, dans les cellules digestives où le renouvellement cellulaire est rapide, le cycle est davantage orienté vers la synthèse cellulaire que vers la production d'énergie.
Pour un fonctionnement optimal, le cycle nécessite une disponibilité suffisante d'oxaloacétate. En cas de déficit en oxaloacétate ou en autres intermédiaires (citrate, isocitrate, α-cétoglutarate, succinyl-CoA, succinate, fumarate, malate), le débit du cycle est limité, réduisant ainsi la production de NADH et d'ATP .
Le cycle de Krebs repose sur l'oxydation du NAD+ en NADH, qui sera régénéré en NAD+ dans le complexe I de la chaîne respiratoire mitochondriale. Cette oxydation est directement couplée à la production d'ATP, un phénomène appelé couplage respiratoire. Outre le NADH, le cycle produit également du FADH2, qui est régénéré par la succinate déshydrogénase, une enzyme clé du cycle.
La production directe d'ATP ou GTP dans le cycle est minoritaire comparée à la production de ces coenzymes réduits, qui alimentent ensuite la chaîne respiratoire pour générer la majeure partie de l'énergie cellulaire .
Deux enzymes méritent une attention particulière dans le cycle de Krebs :
Succinate déshydrogénase : Cette enzyme est un élément du complexe II de la chaîne respiratoire mitochondriale. Elle catalyse la conversion du succinate en fumarate, en utilisant le FAD comme coenzyme lié. Le FADH2 formé transfère ses électrons au coenzyme Q (CoQ), générant CoQH2. La présence d'ADP est nécessaire pour permettre la régénération des coenzymes et la poursuite du cycle.
Alpha-cétoglutarate déshydrogénase : Cette enzyme est analogue à la pyruvate déshydrogénase (PDH) et réalise une décarboxylation suivie d'une déshydrogénation, formant un thioester (succinyl-CoA). Elle produit également du NADH et du CO2, et utilise les mêmes vitamines cofacteurs (B1, B2, B3/PP, B5) que la PDH .
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En conclusion, le cycle de Krebs est un pivot métabolique essentiel qui relie la dégradation des nutriments à la production d'énergie via la phosphorylation oxydative. Sa régulation fine permet d'adapter la production énergétique aux besoins cellulaires tout en fournissant des intermédiaires pour la biosynthèse. La compréhension de ses enzymes clés et de ses réactions anaplerotiques est fondamentale pour saisir le métabolisme énergétique cellulaire .
