Marchés et Instruments Financiers - Session 1

Marchés et Instruments Financiers - Session 1Niveau : intermediate28 novembre 2025
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Marchés et Instruments Financiers - Session 1


Introduction générale

Les marchés financiers ne forment pas un marché unique, mais un ensemble complexe de marchés où se rencontrent l’offre et la demande de financements sur divers supports. Ces échanges s’appuient sur des instruments financiers caractérisés par des critères essentiels tels que la performance, la diversification et la non-réplication, qui déterminent leur rôle dans la constitution et la gestion des portefeuilles d’actifs. Comprendre la structure, le fonctionnement et l’évolution historique de ces marchés est fondamental pour appréhender les mécanismes financiers contemporains.


I. Fondements des marchés financiers

1) Définition et critères des instruments financiers

Un instrument financier est dit performant s’il génère un rendement supérieur à celui d’un actif sans risque, comme les obligations souveraines (OAT). La diversification est un principe clé : une classe d’actifs est diversifiante si elle présente une corrélation faible ou négative avec d’autres classes, optimisant ainsi le couple rentabilité/risque des portefeuilles. Enfin, la non-réplication signifie qu’une classe d’actifs ne peut être reproduite par une combinaison stable d’autres actifs, possédant un comportement et un profil rentabilité/risque spécifiques.

Chaque classe d’actifs est négociée sur un marché distinct, adapté à ses caractéristiques.

2) Les principaux marchés financiers

  • Marché monétaire : financement à court terme (moins de 2 ans) sur supports de dettes, principalement animé par le compartiment interbancaire qui fixe le « loyer de l’argent » influençant les conditions de crédit à court terme.
  • Marché financier ou obligataire : financement à moyen et long terme (plus de 2 ans) sur supports de dettes, avec des volumes importants, notamment dus aux dettes souveraines.
  • Marché des actions : lieu d’échange des titres de propriété des entreprises cotées, représentant les mécanismes de contrôle des entreprises via la Bourse.
  • Marché de la gestion collective : regroupe les gestionnaires de fonds qui collectent des capitaux auprès d’investisseurs pour les gérer dans des fonds communs (SICAV, FCP). Ce marché représente 55,9 % des encours totaux sous gestion, avec un doublement des encours en 15 ans (2 101 milliards € en gestion collective, 1 705 milliards € sous mandat, total 4 110 milliards € en 2019).
  • Marchés dérivés : apparus dans les années 1970, ces marchés permettent de gérer les risques liés aux fluctuations des cours, taux ou devises via des instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent (emprunts d’État, matières premières, indices boursiers, devises). Leur encours dépasse aujourd’hui un quadrillion de dollars.

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3) Typologies des marchés financiers

Les marchés financiers se classent selon plusieurs critères complémentaires :

  • Selon les acteurs impliqués :
    • Marché primaire : émission initiale des actifs (ex : introduction en Bourse).
    • Marché secondaire : échanges d’actifs déjà émis, assurant la liquidité des titres et la formation des prix.
  • Selon l’organisation des échanges :
    • Marché au comptant (spot) : opérations avec règlement rapide (ex : TCN, obligations, actions).
    • Marchés dérivés : opérations avec règlement différé (marché à terme, options), souvent propices à la spéculation.
  • Selon le degré de réglementation :
    • Marchés réglementés : forte réglementation pour sécuriser et standardiser les échanges, avec une chambre de compensation et un nombre limité d’acteurs.
    • Marché de gré à gré (OTC) : transactions bilatérales directes entre acheteurs et vendeurs (ex : entre banques).

II. Bref rappel historique des marchés financiers

L’évolution des marchés financiers est marquée par des événements majeurs qui ont façonné leur organisation et leur régulation :

  1. Conséquences monétaires de la Première Guerre mondiale : rupture du lien or-monnaies, fin de la suprématie de la Livre Sterling, crise de 1929.
  2. Crise de 1929 : effondrement boursier majeur, lié à des innovations organisationnelles comme la firme managériale.
  3. Accords de Bretton Woods (1944) : mise en place d’un système de changes fixes mais ajustables, convertibilité des monnaies avec le dollar comme étalon, création du FMI et de la Banque mondiale.
  4. Fin de la convertibilité du dollar en or (1971) : annonce par Nixon, fin du système de change fixe, liée à un déficit américain massif.
  5. Krach de 1987 : éclatement d’une bulle spéculative sur les actions, lié à l’arrivée massive de l’informatique.
  6. Crise asiatique (1997-1998) : effondrement des devises arrimées au dollar, fuite des capitaux, liée à l’émergence industrielle des pays.
  7. Bulle Internet (1996-2002) : hyper-spéculation sur les nouvelles technologies, effondrement des start-up, liée aux innovations technologiques en communication.
  8. Crise des subprimes (2007-2008) : innovation financière via la titrisation.
  9. Crise de la zone Euro (2009) : surendettement souverain, faible croissance, perte de compétitivité.

Ces crises montrent que l’innovation, qu’elle soit organisationnelle, technologique ou financière, est souvent un déclencheur majeur des turbulences financières @doc1.1-Marchés Instru. Fi. Session 1.pdf.


III. Le marché monétaire : fonctionnement et taux de référence

Le marché monétaire est un segment clé des marchés financiers où s’échangent des financements à court terme, principalement entre États, entreprises et établissements financiers. Il assure la liquidité des titres à court terme et la formation des prix selon la loi de l’offre et de la demande.

1) Structure du marché monétaire

Le marché monétaire se divise en deux sous-marchés principaux :

  • Marché interbancaire : réservé aux établissements de crédit (banques, sociétés d’assurance) et à certaines grandes institutions financières telles que la Banque Centrale Européenne (BCE), le Trésor Public ou la Caisse des Dépôts. Ce marché de gros concerne les transactions au jour le jour (JJ) entre banques.
  • Marché des Titres de Créances Négociables (TCN) : accessible aux entreprises non financières, il permet l’émission et la négociation de titres à court terme.

Les banques centrales jouent un rôle fondamental dans la régulation de ce marché en pilotant les taux d’intérêt directeurs, afin de garantir la stabilité des prix et contrôler l’inflation (par exemple, la BCE vise un taux d’inflation proche de 2 % par an).


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2) Les taux directeurs et leur rôle

Trois taux directeurs principaux encadrent le fonctionnement du marché monétaire :

  • Taux de facilité de dépôt (deposit facility) : taux auquel les banques peuvent placer leurs excédents de trésorerie auprès de la banque centrale. Ce taux constitue un plancher pour le marché monétaire au jour le jour.
  • Taux de facilité de prêt marginal (marginal lending facility) : taux auquel les banques peuvent emprunter à court terme auprès de la banque centrale, avec des actifs en garantie. Ce taux fait office de plafond.
  • Taux des opérations principales de refinancement (main refinancing operations) : aussi appelé taux pivot ou taux « repo », il correspond aux opérations hebdomadaires où les banques cèdent des actifs à échéance de deux semaines pour obtenir des liquidités.

Ces deux premiers taux délimitent un « tunnel de taux » dans lequel évolue le marché monétaire, avec une amplitude typique d’environ 2 % (200 points de base). Le pilotage de ces taux est un exercice complexe, mêlant analyse macroéconomique, microéconomique et financière, et influencé par la psychologie des acteurs économiques. L’annonce des taux directeurs est ainsi scrutée avec attention, car elle impacte directement le coût des crédits immobiliers, à la consommation, et pour les entreprises.

Objectifs du pilotage des taux

Le pilotage des taux directeurs vise à répondre à trois préoccupations majeures :

  • Sens de variation :
    • En période de forte croissance économique, les taux sont relevés pour éviter la surchauffe et maîtriser l’inflation, ce qui resserre le crédit et freine la consommation.
    • En cas de ralentissement économique, les taux sont abaissés pour rendre l’argent moins cher, stimulant ainsi consommation et investissement.
  • Amplitude de la variation : généralement comprise entre 25 et 50 points de base, afin d’éviter panique ou spéculation excessive.
  • Timing : le moment choisi pour modifier les taux est crucial, car une hausse trop précoce peut étouffer une reprise fragile, tandis qu’une décision en période de tensions sociales peut avoir des effets domino.

3) Les taux de référence sur le marché monétaire

Plusieurs taux de référence sont utilisés pour mesurer le coût de l’argent à court terme :

  • Euro OverNight Index Average (EONIA) : taux moyen pondéré des opérations interbancaires au jour le jour entre 57 banques européennes (47 de la zone euro, 4 d’Europe non-membres de la zone euro, 6 hors Union Européenne). Diffusé quotidiennement à 19h, il a été remplacé le 2 octobre 2019 par l’€STR (Euro Short-Term Rate), publié à J+1.
  • Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux moyen pondéré des opérations interbancaires à maturités allant d’un mois à un an. Il a remplacé le PIBOR en 1999. Le plus utilisé est l’EURIBOR à 3 mois (E3M), mais des variantes comme l’EURIBOR One Week (E1W) existent également. Il est diffusé chaque jour à 11h.

Ces taux servent de base pour le calcul d’autres taux, notamment le Taux Annuel Monétaire (TAM), qui correspond au taux de rendement annuel d’un placement mensuel renouvelé avec capitalisation des intérêts, utilisé pour les opérations à moyen terme.


Conclusion : points clés à retenir

  • Les marchés financiers sont un ensemble diversifié de marchés spécialisés selon la nature des instruments, la durée des financements et les acteurs impliqués.
  • Les instruments financiers se distinguent par leur performance, leur capacité à diversifier les portefeuilles et leur caractère unique.
  • Le marché monétaire, segment essentiel des marchés financiers, assure le financement à court terme et est régulé par les banques centrales via des taux directeurs qui influencent l’économie réelle.
  • La compréhension des typologies des marchés (primaire/secondaire, spot/dérivés, réglementés/OTC) est indispensable pour appréhender les mécanismes d’échange et de liquidité.
  • L’histoire des marchés financiers est marquée par des crises souvent déclenchées par des innovations, soulignant la nécessité d’une régulation adaptée.
  • Les taux de référence comme l’EONIA, l’€STR et l’EURIBOR sont des indicateurs clés du coût de l’argent à court terme et influencent de nombreux produits financiers.

Cette synthèse offre une base solide pour comprendre les marchés et instruments financiers, leurs fonctionnements et leurs enjeux contemporains @doc1.1-Marchés Instru. Fi. Session 1.pdf @doc1.1-Marchés Instru. Fi. Session 1.pdf.

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