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Le commerce international est un phénomène économique complexe qui repose sur la spécialisation des pays dans la production de certains biens. Cette spécialisation est guidée par des différences de productivité, de dotations factorielles (capital, travail) et technologiques entre nations. Depuis la période mercantiliste jusqu’aux modèles modernes, la théorie économique a évolué pour expliquer comment et pourquoi les échanges internationaux génèrent des gains mutuels, dépassant la vision initiale d’un jeu à somme nulle.
Cette fiche présente successivement les grandes étapes de cette réflexion : le modèle des avantages absolus d’Adam Smith, le modèle des avantages comparatifs de David Ricardo, puis la théorie des dotations factorielles avec le modèle Heckscher-Ohlin-Samuelson (HOS). Chaque modèle apporte une compréhension plus fine des mécanismes à l’œuvre dans le commerce international.
Durant la période mercantiliste (1450-1750), le commerce international était perçu comme un jeu à somme nulle : la richesse d’un pays se mesurait à l’accumulation de métaux précieux (or, argent). Les mercantilistes recommandaient donc des politiques protectionnistes pour limiter les importations et favoriser les exportations, considérant que le gain d’un pays était nécessairement la perte d’un autre.
Cette vision est contestée par Adam Smith dans Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776). Smith affirme que la richesse d’une nation se mesure à la quantité de biens produits et consommés, non à la possession de métaux précieux. Il démontre que le commerce international est un jeu à somme positive.
Chaque pays doit se spécialiser dans la production des biens pour lesquels il dispose d’un avantage absolu, c’est-à-dire une productivité plus élevée que ses partenaires. Cette spécialisation permet d’augmenter la production mondiale totale.
Par le commerce, chaque pays peut ensuite s’approvisionner en biens qu’il ne produit pas, bénéficiant ainsi d’une plus grande variété et quantité de marchandises qu’en produisant tout seul.
David Ricardo approfondit la théorie en montrant que le commerce est profitable même si un pays possède tous les avantages absolus. Ses hypothèses principales sont :
| Bien | Portugal (P) | Angleterre (A) | Avantages absolus |
|---|---|---|---|
| Drap (D) | [Formule] | [Formule] | Portugal ([Formule]) |
| Vin (V) | [Formule] | [Formule] | Portugal ([Formule]) |
Le Portugal a un avantage absolu dans les deux biens. Cependant, Ricardo introduit l’avantage comparatif fondé sur le coût relatif :
[ \frac{C_{D P}}{C_{V P}} = \frac{90}{80} = 1.125 \quad \text{et} \quad \frac{C_{D A}}{C_{V A}} = \frac{100}{120} = 0.83 ]
Le Portugal est relativement plus efficace dans le vin (coût relatif plus faible), tandis que l’Angleterre l’est dans le drap.
Grâce à cette spécialisation, chaque pays obtient plus de biens qu’en produisant tout lui-même, économisant des ressources. Par exemple, le Portugal économise le travail de 10 hommes en échangeant du vin contre du drap.
Eli Heckscher et Bertil Ohlin complètent la théorie en intégrant les dotations factorielles :
Les pays se spécialisent dans la production intensive en facteur abondant localement.
Wolfgang Stolper et Paul Samuelson montrent que :
Cette dynamique tend à égaliser internationalement les rémunérations des facteurs (salaires et prix du capital), car la spécialisation modifie la demande locale des facteurs, influençant leurs prix et modérant les incitations à la spécialisation.
[Diagramme]

Illustration humoristique d’échanges commerciaux apparemment absurdes, soulignant la complexité et l’importance de comprendre les fondements du commerce international.

Exemple visuel des effets des dotations factorielles sur la spécialisation.
Cette synthèse offre une base solide pour appréhender les fondements théoriques du commerce international, en intégrant productivité, dotations factorielles et effets sur les marchés du travail et du capital.
