1. L’analyse de contenu : principes et objectifs

Synthèse des documents bbae4478-3a1b-435a-9929-7dafd7b7f255 et 73b00404-f862-4259-8a3c-741bd9a7761f en éducationNiveau : intermediate28 novembre 2025
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La création d’un mémoire repose sur une méthodologie rigoureuse et progressive, articulée autour d’une analyse approfondie des données textuelles. Le document « Instructions et éléments importants pour la création du mémoire » propose un cadre méthodologique clair, centré notamment sur l’analyse de contenu et l’analyse de discours, qui sont des outils essentiels pour construire un savoir fiable et pertinent.

1. L’analyse de contenu : principes et objectifs

L’analyse de contenu est définie comme une méthode rigoureuse et systématique visant à interpréter un matériau textuel ou discursif. Son but est d’identifier des récurrences et des constantes au-delà de la diversité apparente des données, ce qui permet d’éviter le simple tâtonnement exploratoire et de limiter les biais subjectifs. Cette méthode favorise ainsi la découverte et la preuve dans la construction du savoir.

Les objectifs principaux de l’analyse de contenu sont multiples : saisir les récurrences dans les discours, identifier les biais liés à la représentativité des échantillons, étudier la fréquence et les associations entre thèmes, et éviter de se baser uniquement sur l’intuition personnelle. Par ailleurs, cette méthode accepte que des éléments inattendus émergent du matériau, ce qui enrichit la compréhension globale.

Une particularité importante est que l’analyse de contenu d’un seul individu peut être pertinente pour un cas unique, apportant une connaissance intime et approfondie, mais elle ne doit pas être généralisée. En sciences humaines, cette méthode est particulièrement adaptée aux travaux où il n’y a pas de réponse universelle.

Pour guider l’analyste, plusieurs questions clés sont posées : comment structurer chaque discours pour extraire uniquement ce qui est pertinent ? Que dit chaque personne à propos d’un point particulier ? Quelles sont les différences et ressemblances entre les discours ? Ces questions nécessitent des jugements qui dépendent du cadre conceptuel choisi.

2. Caractéristiques et modalités de l’analyse de contenu

L’analyse de contenu peut être formatée, semi-formatée ou ad hoc. Dans la version formatée, les thèmes sont fixés avant l’entretien, ce qui permet néanmoins de laisser émerger des éléments nouveaux. La version semi-formatée ne définit qu’une partie des thèmes avant l’entretien, tandis que l’analyse ad hoc identifie les thèmes directement dans le matériau, sans hypothèses préalables, suivant une logique exploratoire.

Pour les analyses semi-formatées ou ad hoc, deux approches sont distinguées : la cumulative, où à chaque nouvel entretien on repère les thèmes déjà identifiés, et la complète et ad hoc, où l’on crée un dictionnaire des thèmes à partir de chaque entretien, puis on réanalyse tous les entretiens avec ce dictionnaire. L’harmonisation des thèmes est essentielle, notamment en utilisant un thésaurus de synonymes pour garantir la cohérence.

Des outils informatiques comme Excel ou NVivo sont recommandés pour coder les contenus, tandis que des carnets de notes ou des applications comme OneNote sont utiles pour consigner les observations.

3. Étapes pratiques de l’analyse de contenu

L’analyse de contenu se déroule en plusieurs étapes :

  • Préparation : relire l’ensemble des textes, éliminer les passages non pertinents et sélectionner les passages pertinents selon le principe d’exhaustivité.

  • Codification : identifier les indices (unités d’enregistrement) tels que mots, thèmes ou événements, puis appliquer des indicateurs (règles de comptage) comme la présence/absence, la fréquence, l’intensité ou la co-occurrence. Par exemple, on peut créer un dictionnaire thématique.

  • Catégorisation : une catégorie désigne un phénomène culturel à un niveau d’abstraction supérieur. L’organisation est hiérarchique, avec des catégories de premier ordre regroupant des thèmes, eux-mêmes réorganisés en catégories de second ordre.

  • Analyse : elle peut être verticale (intra-texte), en se concentrant sur les catégories dans un même texte, ou horizontale (inter-textes), en comparant différents textes. Une synthèse finale est ensuite réalisée.

4. Validité et fiabilité de l’analyse

La validité de l’analyse de contenu est une préoccupation centrale. Il faut s’interroger sur l’exhaustivité des thèmes, la réplicabilité du travail (un autre chercheur retrouverait-il les mêmes thématiques ?) et la subjectivité éventuelle de l’analyse.

Pour renforcer la validité, plusieurs moyens sont proposés : le double codage, où un autre chercheur code les transcriptions, et le retour aux entretiens originels pour vérifier les interprétations. Un tableau synthétique des catégories, influencé par la revue de littérature, peut aider à clarifier les résultats.

5. Analyse de discours : complément à l’analyse de contenu

L’analyse de discours complète l’analyse de contenu en s’intéressant à la pratique et à la fonction du langage dans la réalité sociale. Elle étudie comment le langage façonne et influence les pratiques sociales, les représentations et les intérêts des acteurs. Cette approche dépasse l’analyse du texte pour considérer le contexte, les objectifs et l’impact du discours.

Le discours ne transmet pas seulement des faits, mais communique aussi des intérêts, des positions, et modifie les perceptions. Les questions fondamentales sont : qui parle ? Quels sont les intérêts en jeu ? Le lecteur est-il influencé ? L’impact des mots sur le public est central, car ils peuvent influencer, motiver ou façonner l’opinion.

L’analyse de contenu est souvent utilisée en complément pour identifier thèmes et significations. Il est aussi important d’analyser les acteurs produisant les discours, en identifiant leurs motivations, qui peuvent être de défendre des intérêts, d’influencer ou de justifier.

Ainsi, l’analyse de discours permet de comprendre les mécanismes de communication, de pouvoir et d’influence dans un groupe ou une organisation.

6. Structure recommandée pour le mémoire

Le mémoire doit suivre une structure claire et complète :

  • Une introduction longue présentant la question de recherche.
  • Une revue de littérature.
  • Une méthodologie détaillée, précisant l’analyse de contenu et/ou l’analyse de discours.
  • Une présentation des résultats avec codification, catégorisation et analyses.
  • Une discussion sur la validité et les limites de l’étude.
  • Une conclusion.

7. Dialogue avec le tuteur

Le dialogue régulier avec le tuteur est essentiel tout au long de la réalisation du mémoire. Il permet de valider la trame et la méthodologie, de clarifier les points d’analyse, de recevoir des retours sur la progression, et d’ajuster la démarche selon les besoins.


En résumé, la méthode de traitement des données dans le cadre du mémoire utilise des techniques rigoureuses et systématiques dans une visée interprétative. Elle cherche à saisir des récurrences et des constantes qui apparaissent au-delà du foisonnement du contenu, garantissant ainsi une analyse fiable et approfondie @docinstructions_et__l_ments_importants_pour_la_cr_ation_du_m_moire.pdf.


Diagramme flowchart illustrant le processus de création du mémoire

[Diagramme] Ce diagramme synthétise les étapes clés de la construction du mémoire, intégrant les analyses de contenu et de discours, ainsi que l’importance du dialogue avec le tuteur pour assurer la qualité et la pertinence du travail final.

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