4. **La membrane de Descemet** : joue un rôle protecteur.

Les verres correcteurs : matériaux, traitements et aspects techniques27 novembre 2025
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Le globe oculaire est une structure complexe d’un volume de 6,5 cm³ et d’un poids d’environ 7 grammes, avec un diamètre externe de 25 mm et un diamètre interne de 23 mm. Son centre de rotation, appelé Q’, est le point où convergent tous les axes des mouvements oculaires. Cette organisation permet à l’œil d’effectuer des mouvements précis et coordonnés.

Le segment antérieur de l’œil

Le segment antérieur comprend plusieurs structures essentielles, dont la cornée, la sclérotique, la conjonctive, le limbe, les paupières et le système lacrymal.

La cornée

La cornée est une surface convexe transparente, non vascularisée mais très innervée, qui joue le rôle de « hublot » permettant à la lumière de pénétrer dans l’œil. Elle a une épaisseur de 500 µm au centre et 700 µm au bord, avec un pouvoir réfractif de 44 dioptries. Sa forme elliptique et sa structure en cinq couches lui confèrent rigidité et transparence :

  1. L’épithélium : constitué de 5 à 7 couches cellulaires, il est la couche la plus exposée aux agressions extérieures. En contact direct avec les larmes et les lentilles, il se renouvelle entièrement en 7 jours, jouant un rôle de barrière protectrice.
  2. La membrane de Bowman : couche de collagène dépourvue de cellules, elle assure la forme et la rigidité de la cornée. Sa lésion est définitive, car elle est synthétisée dès le quatrième mois de la vie embryonnaire.
  3. Le stroma : la couche la plus épaisse (environ 90 % de la cornée, soit 400 à 500 µm), composée de fibres de collagène élastiques. C’est cette couche qui est amincie lors des opérations de correction de la myopie.
  4. La membrane de Descemet : joue un rôle protecteur.
  5. L’endothélium : responsable de l’hydratation de la cornée, ses cellules ne se renouvellent pas en cas de traumatisme.

Une inflammation de la cornée est appelée kératite.

La sclérotique (ou sclère)

La sclérotique est une tunique blanche très résistante, d’une épaisseur d’environ 1 mm. Elle est élastique, capable de se déformer sous pression tout en protégeant les couches internes, notamment la rétine et la choroïde.

La conjonctive

La conjonctive est une membrane muqueuse fine et transparente qui protège l’œil. Elle se divise en deux parties :

  • La conjonctive palpébrale : recouvre la face interne des paupières jusqu’au fornix, une zone profonde en forme de cul-de-sac.
  • La conjonctive bulbaire : recouvre la sclère et le limbe, s’étendant jusqu’à la caroncule et au repli semi-lunaire.

Le tarse, élément fibreux interne des paupières, assure rigidité et souplesse, et contient les glandes de Meibomius, productrices des lipides nécessaires au film lacrymal. Une inflammation de ces glandes provoque un chalazion. Une inflammation de la conjonctive est appelée conjonctivite.

Le limbe

Le limbe est la jonction entre la cornée et la sclère/conjonctive, jouant un rôle clé dans la transition entre ces différentes structures.

Les paupières et le système lacrymal

Les paupières

Les paupières supérieure et inférieure sont des structures musculo-membraneuses mobiles qui protègent la partie antérieure du globe oculaire. Elles délimitent la fente palpébrale, dont la distance normale est de 10 mm entre les bords libres supérieur et inférieur en position primaire. Les commissures ou canthus limitent les paupières latéralement. Dans le canthus nasal se trouve la caroncule lacrymale, bordée par le repli semi-lunaire.

Les cils, situés en 2 ou 3 rangées sur le bord libre des paupières, sont accompagnés à leur base par :

  • Les glandes de Moll : glandes sudoripares produisant la sueur.
  • Les glandes de Zeiss : annexes des glandes de Meibomius, sébacées, produisant un sébum qui enduit les cils.

Une inflammation des glandes de Zeiss provoque un orgelet ou hordoleum externe.

Le système lacrymal

Au-dessus du bord latéral externe du globe oculaire se trouve la glande lacrymale principale, responsable de la production des larmes. Cette glande se divise en deux parties séparées par le muscle élévateur de la paupière supérieure :

  • La glande orbitaire (2/3 du volume) située en partie supérieure, produit la sécrétion de base, assurant l’entretien habituel de l’œil.
  • La glande palpébrale (1/3 du volume) située en partie inférieure, produit la sécrétion réflexe déclenchée par une agression inhabituelle (poussière, émotion, froid...).

La dynamique du film lacrymal est caractérisée par un écoulement des larmes du côté temporal supérieur vers le côté nasal inférieur, jusqu’à leur déchirement, provoquant un nouveau clignement. La fermeture des paupières élimine les larmes par les points lacrymaux situés sur les bords des paupières, tandis que leur ouverture répartit la nouvelle couche lacrymale. Les larmes s’évacuent ensuite par les canalicules, le sac lacrymal et les fosses nasales, aidées par le muscle de Horner qui aspire les larmes.

Fonctions du film lacrymal

Le film lacrymal remplit plusieurs fonctions essentielles :

  • Apport de qualité optique en recouvrant les micros-irrégularités de l’épithélium cornéen.
  • Protection contre les microbes et particules atmosphériques.
  • Préservation de l’épithélium grâce à une hydratation permanente.
  • Apport de nutriments à la cornée.
  • Apport dioptrique, notamment en cas de port de lentilles de contact rigides.
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