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Le contrat de travail se définit par la réunion de trois éléments fondamentaux : un travail, un salaire, et un lien de subordination entre l'employeur et le salarié.
L’existence d’un contrat de travail suppose la réalisation d’un travail. Cependant, toutes les activités ne constituent pas nécessairement un travail au sens juridique. La Cour de cassation a précisé que même des activités apparemment ludiques, comme la participation à certaines émissions télévisées («L’Ile de la tentation», «Koh Lanta»), peuvent être considérées comme un travail.
En effet, ces activités consistent en une prestation réalisée sous l’autorité d’une société, avec pour objet la production d’un bien ayant une valeur économique, contribuant au développement de la richesse d’autrui. Le travail se définit ainsi comme un ensemble de qualifications permettant la production de biens et/ou de services.
Le contrat de travail implique obligatoirement une rémunération versée au salarié. Le Code du travail encadre cette rémunération en précisant que le travail doit être réalisé à titre onéreux, c’est-à-dire en contrepartie d’un salaire.
Pour assurer la protection des salariés faiblement rémunérés, une garantie minimale de salaire a été instaurée : le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance).
L’élément déterminant du contrat de travail est le lien de subordination juridique. La Cour de cassation rappelle que ce lien découle d’un rapport de pouvoir effectif entre l’employeur et le salarié, et non d’une simple dépendance économique.
Le lien de subordination est caractérisé par l’exécution du travail sous l’autorité de l’employeur, lequel dispose de trois pouvoirs essentiels :
Ces pouvoirs définissent la nature juridique du contrat de travail et distinguent cette relation d’autres types de contrats.
Pour qu’un contrat de travail soit valide, il doit respecter des conditions de forme et de fond. Ces conditions garantissent la légalité et la conformité du contrat aux règles du Code du travail et du droit commun des obligations.
La forme du contrat de travail est en principe libre. Selon l’article L. 1221-1 du Code du travail, un contrat verbal, conclu par le simple échange des consentements, est valable.
Certaines catégories de contrats doivent être obligatoirement écrits, notamment :
Pour permettre un contrôle initial, la conclusion d’un contrat de travail implique diverses déclarations obligatoires :
L’omission de ces formalités constitue un délit de travail dissimulé, puni d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement, accompagnée de peines complémentaires.
Par ailleurs, un salarié dont le travail aurait été dissimulé a droit à une indemnité forfaitaire minimale équivalente à six mois de salaire en cas de rupture du contrat.
Toute embauche doit être inscrite dans un registre du personnel, document accessible au Comité Social et Économique (CSE) et à l’inspecteur du travail.
Ces formalités peuvent être omises lorsque l’employeur utilise des « titres emploi-service entreprise » (article L. 1273-3 du Code du travail).
La directive 2019/1152 du Parlement européen du 20 juin 2019 impose la communication écrite au salarié d’un certain nombre d’informations, telles que :
Un contrat peut prévoir un travail à temps complet ou à temps partiel, ce dernier étant défini par une durée inférieure :
En l’absence de dispositions conventionnelles, la durée minimale est :
Des conventions collectives peuvent prévoir une durée minimale inférieure, notamment en cas d’horaires réguliers, de cumul d’activités par le salarié, ou selon des journées ou demi-journées régulières.
Le salarié à temps partiel peut effectuer des heures complémentaires, qui ne sont pas des heures supplémentaires. Ces heures sont limitées à :
[Formule mathématique]
Par exemple, pour un contrat de 30 heures hebdomadaires, un maximum de 3 heures complémentaires est autorisé.
Ce plafond peut être porté à :
[Formule mathématique]
Le contrat de travail est soumis au droit commun des obligations (article L. 1221-1 du Code du travail). Il est formé dès l’échange des consentements entre salarié et employeur.
Les conditions classiques de validité des contrats s’appliquent :
Cependant, la jurisprudence de la Cour de cassation fait peu usage de la nullité pour les contrats de travail, car l’élément essentiel du lien est la compétence du salarié.
En cas d’insatisfaction sur cette compétence, l’employeur peut recourir au licenciement plutôt qu’à la nullité du contrat.
[Diagramme]

Cette fiche permet de comprendre que le contrat de travail est un accord fondamental reposant sur un travail rémunéré exécuté sous la direction d’un employeur, avec des règles précises encadrant sa forme et son contenu pour garantir la protection des parties.
