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Le chapitre 1 intitulé « Introduction » aborde la place centrale des statistiques dans la compréhension et l’analyse des phénomènes humains, notamment en psychologie. Il souligne que les médias regorgent de chiffres et de statistiques qu’il est essentiel de savoir interpréter de manière critique. Par exemple, il est mentionné que les athlètes médaillés d’argent sont paradoxalement moins satisfaits que ceux médaillés de bronze ou d’or, ce qui illustre que la moyenne statistique peut révéler des résultats contre-intuitifs. De même, des erreurs dans la représentation graphique des résultats électoraux montrent l’importance d’une bonne maîtrise des données statistiques pour éviter des interprétations erronées.
Le chapitre définit la preuve comme un élément fondamental dans la validation des idées, en insistant sur le fait que les statistiques permettent de comprendre les idées statistiques, de traiter de manière critique les arguments numériques, et d’évaluer leur impact dans la vie courante. En psychologie, les statistiques sont indispensables pour valider des théories et en développer de nouvelles. À l’inverse, une preuve anecdotique repose sur un cas individuel, rassemblé de manière non systématique, souvent au hasard, et ne peut justifier des généralisations ou des liens de cause à effet. Par exemple, affirmer que le tabac n’est pas dangereux parce que le grand-père de quelqu’un a fumé 30 cigarettes par jour sans problème est une preuve anecdotique insuffisante et non scientifique.
Les anecdotes personnelles ne sont pas totalement dénuées de valeur. Elles peuvent être utilisées comme données ou observations, preuves d’existence, contre-exemples, études de cas, ou points de départ pour une hypothèse de recherche. Cependant, elles ne peuvent pas prouver une propriété générale. Ainsi, le fait qu’un individu ait vécu longtemps malgré un comportement à risque ne remet pas en cause les effets nocifs connus de ce comportement.
Le chapitre met en garde contre le biais de confirmation, qui consiste à rechercher uniquement les informations confirmant nos croyances initiales, tout en ignorant celles qui les réfutent. Par exemple, une personne convaincue que le miel guérit le mal de gorge cherchera uniquement des preuves allant dans ce sens et rejettera les avis contraires. Ce biais est fréquent dans la vie quotidienne, mais il peut fausser la compréhension scientifique.
La psychologie vise à appréhender les humains en tant qu’individus, à expliquer leur fonctionnement dans leur environnement social, et à comprendre les différences entre individus. Pour cela, il est crucial d’éviter les biais de confirmation et d’utiliser les statistiques pour mettre à jour la régularité des phénomènes, les décrire, les expliquer, et éventuellement les maîtriser ou modifier.
Le processus scientifique débute par une hypothèse, qui est une réponse provisoire à une question de recherche. Par exemple, l’hypothèse que « les filles réussissent mieux leurs études que les garçons » est une question de psychologie éducative. Cette hypothèse peut s’appuyer sur des intuitions ou des anecdotes, mais la science humaine fournit des outils pour clarifier la question en définissant ce qu’est un individu statistique, ce que signifie « réussir ses études », et comment comparer les groupes.
Le chapitre introduit des notions fondamentales telles que l’échantillon et la population. Un échantillon est un groupe de personnes recrutées pour représenter une population plus large. Par exemple, recruter 50 enfants avec des caractéristiques spécifiques pour une étude. La généralisation consiste à espérer que les observations faites sur l’échantillon s’appliquent à la population entière.
La vérité statistique s’intéresse aux différences entre groupes (variabilité inter-groupe) et aux différences à l’intérieur d’un même groupe (variabilité intra-sujet). Par exemple, on peut comparer les différences entre filles et garçons, mais aussi les différences entre deux filles ou deux garçons. Une même personne peut aussi présenter des variations au fil du temps.
Pour comprendre un groupe, on cherche à dresser un « portrait robot » du sujet type, c’est-à-dire une valeur typique pour chaque groupe comparé. La précision de ce portrait dépend de la taille de l’échantillon : un petit échantillon donne un portrait imprécis, un échantillon plus grand un portrait plus fiable.
La méthode scientifique est un ensemble d’opérations et de règles à suivre pour obtenir des résultats valides et reproductibles, ce qui est essentiel pour la crédibilité des conclusions. La première étape est la formulation d’un problème ou d’une question de recherche, par exemple : « Les femmes sont-elles plus empathiques que les hommes ? » Cette étape implique déjà une réflexion sur les variables à étudier.
Une variable est une caractéristique qui peut prendre différentes valeurs. Par exemple, dans une école primaire, le niveau scolaire est une variable dont les modalités sont CP, CE1, CE2, CM1, CM2. Les modalités sont les différentes formes que peut prendre une variable, définies par le chercheur. En psychologie, les variables concernent souvent des individus humains.
Le chapitre introduit les notations suivantes :
Par exemple, le nombre d’enfants en CP peut être noté nCP = 27, celui en CE1 nCE1 = 21, etc.
Les modalités d’une variable à deux valeurs doivent être exhaustives et incompatibles :
L’hypothèse est une réponse provisoire à une question de recherche. Elle doit être plausible, vérifiable, claire et précise. Elle permet de spécifier des relations entre variables. L’opérationnalisation consiste à définir des indicateurs concrets pour tester l’hypothèse, par exemple le stress, le milieu social, l’estime de soi, ou le style d’attachement selon le genre.
Dans une hypothèse, on distingue la variable indépendante (VI), qui est la cause supposée, et la variable dépendante (VD), qui est l’effet. Par exemple, le type d’éducation des parents (VI) influence le comportement des enfants (VD).
Les données peuvent être issues de sources existantes ou être collectées spécifiquement. La collecte peut être passive (observation sans intervention) ou active (expérimentation où l’on place les individus dans des situations contrôlées). Les variables peuvent être qualitatives ou quantitatives :
La statistique descriptive consiste à décrire les résultats obtenus dans un échantillon tandis que la statistique inférentielle vise à généraliser ces résultats à la population.
En résumé, ce premier chapitre pose les bases essentielles pour comprendre la nature des preuves statistiques, éviter les biais cognitifs comme le biais de confirmation, et appliquer une méthode scientifique rigoureuse en psychologie. Il insiste sur la nécessité de formuler clairement une hypothèse, de définir précisément les variables et leurs modalités, et de collecter des données fiables pour pouvoir analyser et interpréter les résultats de manière valide. Ces notions sont fondamentales pour appréhender les phénomènes humains et sociaux à travers les outils statistiques @doc1809 CHAP 1 introduction .pdf.
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