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Les relations intergroupes, les stéréotypes et les préjugés sont des concepts centraux en psychologie sociale qui expliquent comment les individus perçoivent, catégorisent et évaluent les membres de différents groupes sociaux. Ces mécanismes cognitifs et sociaux influencent fortement les interactions humaines, souvent de manière automatique et inconsciente. Cette fiche de révision explore les fondements de la catégorisation, la formation et le maintien des stéréotypes, ainsi que les dynamiques perceptives qui renforcent les préjugés dans les relations intergroupes.
La catégorisation est un processus cognitif fondamental permettant à l'individu d'organiser son environnement en regroupant des objets, événements ou personnes selon des critères d'équivalence. Elle constitue une économie cognitive essentielle, réduisant le temps et les ressources nécessaires au traitement de l'information.
Induction : identification des caractéristiques d’un objet, puis placement dans une catégorie possédant ces caractéristiques.
Limite : peut induire un biais inductif, provoquant des erreurs par omission d’informations importantes.
Déduction : attribution aux membres d’une catégorie des caractéristiques présumées de cette catégorie.
Limite : le biais déductif peut produire de mauvaises déductions car des exceptions existent toujours.
Une expérience classique de Tajfel & Wilks (1963) illustre les effets de la catégorisation cognitive : des participants devaient estimer la taille et l’écart entre huit lignes de tailles différentes, réparties selon trois conditions (catégories définies, catégories aléatoires, aucune catégorisation).
Résultats :
Ces biais montrent que la catégorisation influence la perception en accentuant les différences entre groupes et en minimisant celles à l’intérieur d’un groupe.
La catégorisation sociale repose davantage sur des croyances que sur des différences objectives. Elle conduit à percevoir les individus comme membres d’un groupe social, plutôt qu’en tant qu’individus uniques.
Fonctions :
Des participants visionnent une vidéo muette montrant deux personnes discutant. Trois groupes reçoivent des informations différentes sur l’identité des personnages (amis, assistante sociale/bénéficiaire inversé). Ils doivent attribuer des traits de personnalité.
Conclusion : un biais déductif est observé, les participants attribuent des caractéristiques en fonction des catégories sociales assignées, même si la catégorie est communiquée après la vidéo.
Des adolescents sont arbitrairement répartis en deux groupes selon leur préférence pour un tableau (Klee vs Kandinsky). Ils doivent ensuite répartir une somme d’argent entre membres de leur groupe et de l’autre groupe.
Résultats :
Ce phénomène désigne la tendance à accentuer les différences entre groupes, même lorsque la catégorisation est minimale ou arbitraire. Le favoritisme endogroupe apparaît sans conflit réel, illustrant la puissance automatique de la catégorisation sociale.
Les stéréotypes sont des croyances partagées concernant les caractéristiques, traits de personnalité ou comportements attribués à un groupe social. Ils fonctionnent comme des représentations cognitives associant rapidement un ensemble de caractéristiques à un groupe.
Il existe un consensus au sein d’un groupe sur les stéréotypes, même si l’adhésion individuelle varie. Ces croyances proviennent de diverses ressources sociales et sont renforcées par la socialisation.
Les stéréotypes s’appuient souvent sur un noyau de vérité. Par exemple, l’affirmation « Les hommes sont plus grands que les femmes » est une vérité générale largement vérifiée.
Des étudiants de Princeton choisissent des traits de personnalité associés à certains groupes à partir d’une liste. Un consensus fort émerge, montrant la dimension consensuelle des stéréotypes.
Mesure deux dimensions :
Les participants se positionnent sur une ligne graduée pour évaluer l’intensité d’un trait, permettant d’évaluer le consensus.
La spécificité d’une caractéristique à un groupe peut être évaluée par le rapport entre la probabilité qu’un membre du groupe possède cette caractéristique et la probabilité qu’un individu pris au hasard la possède.
Formellement :
[Formule mathématique]
[Formule mathématique]
Le rapport [Formule] indique la spécificité.
Manger du haggis (plat écossais)
[Formule mathématique]
Caractéristique très spécifique au groupe écossais.
Dire bonjour le matin
[Formule mathématique]
Caractéristique non spécifique, partagée largement.
Les stéréotypes persistent en partie à cause de la manière dont les individus traitent les informations qui contredisent ces croyances.
En réalité, l’individu saillant (qui déroge au stéréotype) est souvent perçu de manière encore plus stéréotypée. Ce paradoxe conduit au maintien, voire au renforcement des stéréotypes.
Conclusion : les informations contraires aux stéréotypes focalisent l’attention sur la différence et renforcent la catégorisation plutôt que de la diminuer.
La saillance désigne un élément ou une caractéristique qui ressort comme atypique ou « bizarre » par rapport au contexte ou à la norme attendue. Elle joue un rôle clé dans la formation d’inférences sur les individus.
Homme en costume tenant un bébé lors d’un déjeuner d’affaires
Homme en costume lors d’un pique-nique des parents à la crèche
[Diagramme]
La saillance focalise l’attention sur un élément spécifique, conduisant à une inférence qui renforce parfois les stéréotypes plutôt qu’à une individualisation.
[Diagramme]
Ces mécanismes sont essentiels pour comprendre la persistance des préjugés et les dynamiques des relations intergroupes, et constituent la base pour développer des interventions visant à réduire les discriminations.
Cette fiche offre un panorama complet et structuré des processus cognitifs et sociaux impliqués dans les relations intergroupes, les stéréotypes et les préjugés en psychologie sociale.
