Fiche de révision : La valeur en finance et les marchés financiers

Cours sur document bc6c2bd2-dcbe-4891-94f8-e585dc95b4d7Niveau : intermediate27 novembre 2025
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Fiche de révision : La valeur en finance et les marchés financiers

La valeur en finance repose sur le rôle central des marchés financiers et de l’information financière, enrichie par les apports de la finance comportementale et de la neuroéconomie. Ces marchés sont essentiels au financement de l’économie mondiale, qui connaît une évolution avec la montée en puissance des places émergentes comme la Chine ou l’Inde. Parallèlement, les exigences en matière d’information financière se sont accrues, renforçant la transparence et la confiance des investisseurs @docCours_compressed.pdf.


I. Les marchés financiers : rôle et structuration

1. Rôle des marchés financiers

Les marchés financiers assurent la mise en relation de l’offre et de la demande de capitaux, ainsi que la gestion des risques. Ils se divisent en deux grandes catégories :

  • Marchés de capitaux : où s’échangent les actions et obligations, organisant le financement des entreprises.
  • Marchés dérivés : instruments financiers permettant la couverture des risques liés aux fluctuations des cours, taux d’intérêt ou changes.

Le marché primaire est le lieu d’émission des titres (introductions en Bourse, émissions obligataires), tandis que le marché secondaire permet la revente des titres, assurant la liquidité des actifs et déterminant la capitalisation boursière, c’est-à-dire la valeur de marché des capitaux propres. Ces marchés jouent aussi un rôle fondamental dans la mesure de la valeur des actifs financiers, selon l’hypothèse d’efficience informationnelle, et facilitent la mutation du système productif par le transfert de propriété. Les marchés dérivés permettent quant à eux le transfert des risques entre agents économiques @docCours_compressed.pdf.

2. Structuration des marchés

Les marchés financiers peuvent être :

  • Réglementés : sous la surveillance d’une autorité comme l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).
  • De gré à gré (OTC) : marchés décentralisés sans lieu physique fixe.

Par exemple, Euronext est une entreprise de marché réglementé qui gère la cotation des titres, la compensation des transactions via LCH Clearnet, la diffusion de l’information et la promotion du marché. Euronext propose plusieurs compartiments adaptés aux grandes entreprises, PME et start-up.

La microstructure des marchés repose sur la liquidité des titres, la gestion des ordres de Bourse, et la confrontation de l’offre et la demande via un carnet d’ordres. Les indices boursiers, tels que le CAC40, reflètent l’évolution des marchés et des secteurs, en regroupant les valeurs les plus échangées @docCours_compressed.pdf.

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II. L’information financière et le paradigme d’efficience

1. Types d’information financière

L’information financière réglementée se divise en trois catégories :

  • Information périodique : comptes annuels, rapports financiers.
  • Information permanente : diffusion rapide d’informations privilégiées.
  • Information spécifique : opérations particulières (fusions, acquisitions, etc.).

Les destinataires de cette information sont variés : investisseurs institutionnels, investisseurs individuels, actionnaires salariés, analystes financiers, presse économique, clients et fournisseurs @docCours_compressed.pdf.

2. Le paradigme de l’efficience informationnelle

Ce paradigme repose sur quatre hypothèses fondamentales :

  • Rationalité des investisseurs.
  • Libre accès à l’information.
  • Liquidité des titres.
  • Faibles coûts de transaction.

Selon Eugène Fama, trois niveaux d’efficience des marchés existent :

  • Efficience faible : les prix reflètent toutes les informations passées.
  • Efficience semi-forte : les prix intègrent toute l’information publique disponible (publication de comptes, annonces de dividendes, etc.).
  • Efficience forte : les prix reflètent toute information, y compris confidentielle.

En pratique, l’efficience semi-forte est la plus pertinente, tandis que l’efficience forte est rarement observée @docCours_compressed.pdf @docCours_compressed.pdf.


III. Conséquences et limites de l’efficience des marchés

1. Conséquences pour les acteurs

  • Investisseurs : il est impossible de battre durablement le marché puisque toutes les informations pertinentes sont déjà intégrées dans les cours.
  • Analystes financiers : réalisent des analyses fondamentales (basées sur les performances futures, la qualité du management) et techniques (analyse chartiste des graphiques de prix). Ces analyses peuvent devenir auto-prédictives : anticiper une hausse pousse les investisseurs à acheter, ce qui fait effectivement monter les prix.
  • Dirigeants d’entreprise : les actions de l’entreprise sont rapidement reflétées dans les cours, rendant inefficaces les tentatives de manipulation par des rapports financiers embellis ou de la comptabilité créative @docCours_compressed.pdf.

2. Remises en cause et anomalies

Plusieurs anomalies majeures remettent en question l’hypothèse d’efficience :

  • Effet de taille : les petites entreprises ont des rendements supérieurs à risque égal.
  • Effets de date : variations des performances selon le mois, le jour ou l’heure.
  • Bulles spéculatives : formation de bulles dues au comportement grégaire des investisseurs (exemple : bulle internet de 1999).
  • Comportements court-termistes des managers : pression sur les résultats à court terme qui pousse à privilégier les dividendes immédiats au détriment des investissements à long terme, ce qui est jugé négatif selon la théorie d’efficience @docCours_compressed.pdf.

IV. Apports de la finance comportementale et de la neuroéconomie

1. Finance comportementale

La finance comportementale complète la théorie classique en s’appuyant sur la psychologie pour expliquer les anomalies observées. Elle met en lumière plusieurs biais cognitifs qui influencent les décisions financières :

  • Aversion à la perte : les pertes ont un impact psychologique plus fort que les gains équivalents.
  • Surconfiance : surestimation de ses propres capacités ou informations.
  • Mimétisme social : tendance à suivre le comportement des autres investisseurs.
  • Ancrage : fixation sur la première information reçue.

Ces biais expliquent des phénomènes comme les surréactions ou sous-réactions des marchés, contribuant ainsi à la volatilité et aux bulles @docCours_compressed.pdf.

2. Théorie du chaos, fractales et hypothèse de cohérence

Une autre approche propose que les marchés ne sont pas purement aléatoires mais présentent une mémoire et des tendances persistantes. Les prix passés influencent les prix futurs, ce qui contredit l’hypothèse d’efficience stricte.

L’hypothèse de cohérence tente de concilier ces approches en combinant :

  • Facteurs fondamentaux (données économiques, financières).
  • Sentiments du marché (psychologie collective).
  • Facteurs techniques (analyse des prix et volumes) @docCours_compressed.pdf.

3. Neuroéconomie : une approche innovante

Née à la fin des années 1990 aux États-Unis et introduite en France vers 2005, la neuroéconomie intègre psychologie, économie et neurosciences pour mieux comprendre les comportements financiers, notamment en période de crise.

Contrairement aux théories classiques qui supposent une rationalité pure, la neuroéconomie souligne le rôle crucial des émotions et des hormones dans les décisions économiques.

Un exemple clé est le jeu de l’ultimatum, qui montre que les individus refusent parfois des offres d’argent jugées inéquitables, même au prix d’un gain perdu. Cela illustre que l’appât du gain ne suffit pas à expliquer les comportements humains, mettant en avant l’importance des facteurs émotionnels.

Par ailleurs, des études ont montré des corrélations entre certaines hormones chez les traders et la volatilité des marchés, suggérant que les fluctuations financières peuvent être influencées par des réactions biologiques. Ces découvertes offrent des pistes pour mieux comprendre des crises comme celles liées aux scandales Madoff ou Kerviel.

Les institutions financières manifestent un intérêt croissant pour la neuroéconomie, sollicitant ses experts pour améliorer la confiance client et affiner le recrutement des traders, en cherchant un équilibre entre prise de risque et maîtrise émotionnelle. Comme le souligne Thami Kabbaj, ancien trader, il est impossible d’éliminer l’influence des émotions, mais il est possible de développer des outils prenant en compte cette dimension humaine .

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Conclusion : points clés à retenir

  • Les marchés financiers jouent un rôle fondamental dans le financement de l’économie, la mesure des valeurs et la gestion des risques.
  • L’information financière est essentielle pour assurer la transparence et la confiance des investisseurs, avec des exigences renforcées.
  • Le paradigme d’efficience informationnelle, bien que central, connaît des limites et des remises en cause, notamment à cause des anomalies et comportements irrationnels observés.
  • La finance comportementale et la neuroéconomie apportent des éclairages complémentaires en intégrant la psychologie et la biologie dans l’analyse des marchés.
  • Ces approches innovantes ouvrent des perspectives nouvelles pour la gestion des risques, la régulation des marchés et la compréhension des crises financières.

Cette synthèse montre l’importance d’une approche multidimensionnelle pour appréhender la valeur en finance, combinant théorie économique, psychologie, neurosciences et organisation des marchés @docCours_compressed.pdf @docCours_compressed.pdf .

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