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L'hypertension artérielle (HTA) se définit par une élévation chronique et permanente de la pression artérielle au-delà des valeurs normales, généralement supérieure ou égale à 140/90 mmHg. Elle est un facteur de risque majeur pour les maladies cardiovasculaires, notamment les accidents vasculaires cérébraux (AVC), les infarctus du myocarde, et l'insuffisance cardiaque.
Le diagnostic repose sur la mesure répétée de la pression artérielle, idéalement en consultation et en dehors, par automesure ou par mesure ambulatoire sur 24h. Il est important de distinguer une HTA vraie d'une HTA "blouse blanche" (élévation tensionnelle uniquement en milieu médical).
L'objectif principal est de réduire la pression artérielle à des valeurs cibles pour prévenir les complications cardiovasculaires. Le traitement repose sur des modifications du mode de vie et la prise de médicaments antihypertenseurs adaptés en fonction des profils patients.
Différents médicaments sont utilisés dans la prise en charge de l'HTA, chacun avec un mode d'action spécifique. Les principales classes sont :
L'observance thérapeutique est un enjeu crucial. L'absence de symptômes dans l'HTA peut limiter l'adhésion au traitement. Il est important de rappeler les risques liés à une HTA non contrôlée pour encourager la compliance.
L'insuffisance coronaire regroupe les pathologies liées à une diminution de l'apport sanguin au muscle cardiaque, essentiellement due à une artérite coronarienne. Elle se manifeste par des douleurs thoraciques (angor) ou des syndromes coronaires aigus.
Les maladies coronariennes représentent une cause majeure de morbidité et mortalité dans les pays développés.
L'angor stable est caractérisé par des douleurs thoraciques déclenchées par l'effort et soulagées au repos, dues à un déséquilibre transitoire entre les besoins en oxygène du myocarde et son apport.
Regroupe l'infarctus du myocarde (IDM) avec ou sans sus-décalage du segment ST, et l'angor instable. Ces situations nécessitent une prise en charge urgente.
Le risque est évalué en fonction de plusieurs facteurs : hypertension, diabète, dyslipidémie, tabac, antécédents familiaux.
Ils agissent pour améliorer l'apport en oxygène du myocarde ou réduire ses besoins :
L'insuffisance cardiaque (IC) est une incapacité du cœur à assurer un débit sanguin suffisant pour les besoins métaboliques de l'organisme.
Elle résulte d'une atteinte systolique ou diastolique du ventricule gauche, souvent secondaire à une maladie coronarienne ou une hypertension chronique.
L'IC est une pathologie fréquente, particulièrement chez les sujets âgés, avec un pronostic réservé.
Elle repose sur la correction des facteurs de risque, un traitement médicamenteux et parfois des interventions chirurgicales.
Arrêt du tabac, contrôle de la pression artérielle, régulation du poids.
La fraction d'éjection (FE) préservée nécessite une prise en charge spécifique, souvent plus ciblée sur les comorbidités.
Les médicaments réduisent la mortalité et améliorent la qualité de vie.
Le rythme cardiaque est contrôlé par des potentiels d'action générés par des flux ioniques (Na⁺, Ca²⁺, K⁺) à travers les membranes cellulaires.
Il comprend plusieurs phases :
Ces médicaments agissent en modifiant le potentiel d'action, soit en ralentissant la conduction, soit en allongeant la période réfractaire.
Blocage des canaux sodium, ralentissant la dépolarisation.
Réduction de la vitesse de conduction dans le tissu myocardique.
Utilisés dans les tachycardies ventriculaires et certaines fibrillations auriculaires.
Arythmies proarythmogènes, troubles neurologiques.
Bêtabloquants diminuant l'activité sympathique.
Réduction de la fréquence cardiaque et de la conduction nodale.
Fibrillations auriculaires, prévention des récidives d'arythmies.
Bloqueurs des canaux potassiques.
Allongement de la période réfractaire.
Tachycardies ventriculaires, fibrillation auriculaire.
Certaines pathologies cardiaques, risque de torsades de pointes.
Inhibiteurs calciques.
Blocage des canaux calciques lents, ralentissant la conduction nodale.
Agissent par augmentation du tonus vagal.
Divers mécanismes selon les molécules.
Surveillance étroite du rythme, adaptation selon la tolérance.
Traitement adapté selon le contrôle du rythme ou de la fréquence.
Les IECA bloquent la conversion de l'angiotensine I en angiotensine II, entraînant vasodilatation et réduction de la sécrétion d'aldostérone.
HTA, insuffisance cardiaque, néphropathie diabétique.
Toux sèche, hyperkaliémie, angio-œdème.
Attention aux diurétiques épargneurs de potassium, surveillance rénale.
Bloqueurs spécifiques des récepteurs AT1 de l'angiotensine II.
Similaires aux IECA, alternative en cas d'intolérance.
Moins de toux, mais risque d'hyperkaliémie.
Association utilisée dans l'insuffisance cardiaque pour potentialiser l'effet vasodilatateur.
Blocage de la rénine, enzyme responsable de la conversion de l'angiotensinogène en angiotensine I.
Prise en compte des contre-indications, surveillance de la fonction rénale.
Les diurétiques augmentent l'élimination urinaire de sodium et d'eau, diminuant le volume sanguin et donc la pression artérielle.
Puissants diurétiques, agissant sur l'anse de Henle.
Inhibition du co-transport sodium-potassium-chlorure.
Œdèmes liés à l'insuffisance cardiaque, HTA résistante.
Surveillance de la kaliémie, fonction rénale.
Hypokaliémie, déshydratation.
Attention avec les autres médicaments hypokaliémiants.
Moins puissants que les diurétiques de l'anse, action au niveau du tubule distal.
Inhibition du co-transport sodium-chlorure.
HTA, œdèmes légers.
Hypokaliémie, hyperuricémie.
Attention aux médicaments pouvant augmenter le risque d'hyperuricémie.
Agissent sur le tubule collecteur, souvent épargneurs de potassium.
Blocage des canaux sodiques ou antagonisme de l'aldostérone.
Utilisés en association pour limiter l'hypokaliémie.
Favorisent l'élimination de l'eau par osmose.
Agissent sur le tubule proximal en inhibant l'anhydrase carbonique.
Équilibrage électrolytique, adaptation selon la fonction rénale.
Bloqueurs des canaux calciques de type L, ils réduisent l'entrée du calcium dans les cellules musculaires lisses vasculaires et myocardiques, entraînant vasodilatation et diminution de la contractilité.
HTA, angor, certaines arythmies.
Attention en cas d'insuffisance cardiaque, surveillance des effets hypotenseurs.
Œdèmes périphériques, céphalées, bouffées de chaleur.
Antagonistes des récepteurs bêta-adrénergiques, réduisant la fréquence cardiaque, la contractilité, et donc la demande en oxygène du myocarde.
HTA, insuffisance cardiaque, angor, certaines arythmies.
Surveillance en cas d'asthme, diabète.
Bradycardie, fatigue, hypoglycémie masquée.
Adaptation posologique progressive, éducation du patient.
Agissent au niveau du système nerveux central pour diminuer le tonus sympathique.
Bloqueurs des récepteurs alpha-adrénergiques, provoquant une vasodilatation.
Vasodilatateur puissant utilisé en dernier recours.
Médicaments vasodilatateurs utilisés principalement dans l'angor.
Libération de monoxyde d'azote (NO) induisant une relaxation des muscles lisses vasculaires.
Angor stable, insuffisance cardiaque.
Hypotension sévère, association contre-indiquée avec les inhibiteurs de la phosphodiestérase 5.
Céphalées, hypotension, tachycardie réflexe.
Inhibition du courant If dans le nœud sinusal, réduisant la fréquence cardiaque sans effet inotrope négatif.
Angor stable, insuffisance cardiaque.
Bradycardie, troubles visuels.
Association prudente avec d'autres bradycardisants.
Vasodilatateur combinant l'ouverture des canaux potassiques et la libération de NO.
Angor stable.
Hypotension sévère, choc cardiogénique.
Céphalées, vertiges.

