Bases génétiques du cancer
Fiche révision PASS/LAS – Mécanismes clés et implications cliniques
Acteurs génétiques du cancer
**Proto-oncogènes**
- Rôle normal : régulation de la prolifération
- Mutation gain de fonction → oncogène
- Exemple : RAS, MYC
**Gènes suppresseurs**
- Rôle normal : freinage de la prolifération
- Mutation perte de fonction (2 hits)
- Exemple : TP53, RB1
Gènes de réparation de l’ADN : leur défaillance cause l’instabilité génomique.
Mutations et progression tumorale
**Mutations conductrices**
- Altèrent la croissance cellulaire
- Avantage sélectif pour la tumeur
- Exemple : mutation BRAF V600E
**Mutations passagères**
- Sans impact sur la prolifération
- Reflètent l’instabilité génomique
- Majoritaires dans le génome tumoral
- 1
Accumulation de mutations (CIN/MIN)
- 2
Sélection clonale des cellules avantageuses
Instabilité et prédisposition
Instabilité génomique : CIN (chromosomique) ou MIN (microsatellites) accélèrent la cancérogenèse.
- Cancers héréditaires : 5-10% des cas (ex : BRCA1/2)
- Transmission autosomique dominante
Hétérogénéité et thérapies
- Thérapies ciblées : inhibiteurs de tyrosine kinase (ex : imatinib)
- Efficacité limitée sans sélection moléculaire
Modèle et mémoire
2 hits pour inactiver un gène suppresseur (ex : TP53).
Un patient présente une mutation germinale de BRCA1. Quel type de cancer est le plus probable ?
- BRCA1 = gène de réparation de l’ADN
- Mutation germinale → prédisposition héréditaire
- Risque accru de cancer du sein/ovaire
Cancer du sein ou de l’ovaire à survenue précoce.
- Citez 2 oncogènes classiques.
- Quelle est la différence entre CIN et MIN ?
- Pourquoi les thérapies ciblées nécessitent-elles un profilage moléculaire ?
- Cancer = accumulation d’altérations génétiques (oncogènes, suppresseurs, réparation).
- Instabilité génomique (CIN/MIN) accélère la progression.
- Hétérogénéité tumorale complique le traitement.
- Thérapies ciblées : cibler les mutations conductrices.
