Primauté et effet direct
Piliers de l'application du droit de l'UE dans les États membres
Primauté du droit de l'UE
Le droit de l'UE prime sur toute norme nationale en cas de conflit.
- Consacré par l'arrêt Costa c/ ENEL (1964).
- S'applique à tous les actes de l'UE (règlements, directives).
- Les États doivent écarter toute norme nationale contraire.
Primauté ≠ supériorité hiérarchique : c'est une règle de conflit entre normes.
Effet direct : vertical et horizontal
Effet direct **vertical**
- Invocable contre l'État et ses émanations.
- Conditions : clarté, précision, inconditionnalité.
Effet direct **horizontal**
- Invocable entre particuliers.
- Les directives n'ont pas d'effet direct horizontal
Fondation de l'effet direct du droit de l'UE.
Directives : invocabilité et transposition
- 1
L'État transpose la directive avant la date limite.
- 2
Si non transposée : invocabilité verticale si claire et précise.
- 3
Pas d'effet direct horizontal pour les directives non transposées
Une directive non transposée peut être invoquée contre l'État, mais pas entre particuliers.
Rôle du juge national
- Juge de droit commun du droit de l'UE.
- Obligation d'interprétation conforme.
- Contrôle de conventionalité : écarter une norme nationale contraire.
Responsabilité de l'État
Un État ne transpose pas une directive dans les délais, causant un préjudice à un particulier.
- Vérifier si la violation du droit de l'UE est suffisamment caractérisée.
- Établir le lien de causalité entre la violation et le préjudice.
- L'État doit réparer le préjudice (arrêt Francovich, 1991).
L'État est responsable et doit indemniser le particulier.
- Primauté : le droit de l'UE prime sur le droit national.
- Effet direct vertical : contre l'État ; horizontal : entre particuliers.
- Directives : transposition obligatoire, invocabilité verticale si non transposée.
- Juge national : applique le droit de l'UE et contrôle la conventionalité.
